<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Fantasmagor... Isa</title><link>http://isafantasmagorie.canalblog.com/</link><description>Si vous &#xea;tes arriv&#xe9;s sur ce blog BDSM, ce ne peut &#xea;tre par hasard. Alors ne jouez pas les vierges effarouch&#xe9;es !</description><language>fr</language><lastBuildDate>Thu, 17 Dec 2009 06:07:15 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Un tournant dans la violence</title><dc:creator>Laurisa</dc:creator><link>http://isafantasmagorie.canalblog.com/archives/2009/12/14/16147414.html</link><category>R&#xe9;cit des ann&#xe9;es sombres...</category><category>m&#xe9;moire</category><category>r&#xe9;cit</category><category>t&#xe9;moignage</category><category>violence conjugale</category><category>v&#xe9;cu</category><comments>http://isafantasmagorie.canalblog.com/archives/2009/12/14/16147414.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://isafantasmagorie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/16147414/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://isafantasmagorie.canalblog.com/archives/2009/12/14/16147414.html</guid><description>&lt;meta http-equiv=&quot;CONTENT-TYPE&quot; content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; /&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name=&quot;GENERATOR&quot; content=&quot;OpenOffice.org 3.1 (Win32)&quot; /&gt;&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
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&lt;/style&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;A
l&apos;automne 1992, je retrouvai du travail. Oh, rien de mirobolant,
puisque c&apos;&#xe9;tait un Contrat Emploi Solidarit&#xe9;. Vingt heures par
semaine dans un lyc&#xe9;e professionnel. Mais au moins cela me permit-il
de reprendre une vie sociale. Le travail &#xe9;tait int&#xe9;ressant, j&apos;&#xe9;tais
en contact avec les professeurs et les &#xe9;l&#xe8;ves, puisque je
travaillais au secr&#xe9;tariat de la vie scolaire. Je sortais enfin de
mon isolement, et je retrouvais aussi une autonomie financi&#xe8;re. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Les
neuroleptiques, et les menaces de mon p&#xe8;re avaient port&#xe9;s leurs
fruits. Moins de crises &#xe0; la maison, et surtout, plus aucun coups.
Je me dis alors que le pire &#xe9;tait derri&#xe8;re nous. Cependant, il
avait r&#xe9;ussi &#xe0; me faire accepter certaines choses... Il travaillait
de tourn&#xe9;es. Une semaine du matin o&#xf9; il se levait &#xe0; 3 heures, une
semaine de l&apos;apr&#xe8;s-midi. La semaine du matin, je devais me lever
pour pr&#xe9;parer son petit-d&#xe9;jeuner... Sans commentaire ! En fait, il
n&apos;a rien demand&#xe9;, il a agi beaucoup plus finement que cela. Au
d&#xe9;but, il se levait sans me r&#xe9;veiller, mais faisait tellement de
bruit que je finissais par me r&#xe9;veiller seule. Portes qui
claquaient, r&#xe2;leries parce qu&apos;il ne trouvait soit-disant pas le
caf&#xe9;, bruits de vaisselle...&amp;nbsp; Et bien s&#xfb;r, une fois que j&apos;&#xe9;tais
debout, une r&#xe9;flexion du genre &#xab;Puisque tu es l&#xe0;, autant te rendre
utile ! &#xbb; Le probl&#xe8;me, c&apos;est que nous n&apos;avions qu&apos;un seul
r&#xe9;veil, et qu&apos;il &#xe9;tait hors de question de le d&#xe9;r&#xe9;gler pour moi.
Aussi, si je voulais &#xea;tre &#xe0; l&apos;heure au bureau le matin, la seule
solution &#xe9;tait que je ne me recouche pas. Les effets du manque de
sommeil apparurent rapidement, et je fis mes premiers pas dans la boulimie, m&#xea;me si elle restait raisonn&#xe9;e. Pour rester &#xe9;veill&#xe9;e le matin, je grignotais devant la
t&#xe9;l&#xe9;... &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Mais
si les coups avaient cess&#xe9;, j&apos;eus &#xe0; faire face &#xe0; quelque chose de
pire. C&apos;&#xe9;tait d&#xe9;sormais dans notre lit que la violence s&apos;&#xe9;tait
banalis&#xe9;e. Comme pour le reste, &#xe7;a n&apos;est pas arriv&#xe9; d&apos;un coup
subitement, mais sournoisement. Pourtant, je n&apos;ai jamais &#xe9;t&#xe9; prude
en mati&#xe8;re de sexe. J&apos;aimais cela, et n&apos;en avais aucun complexe.
Mais ses demandes &#xe9;taient de plus en plus pressantes, et surtout, il
ne tenait aucun compte de mes d&#xe9;sirs ou d&#xe9;go&#xfb;ts. Aujourd&apos;hui,
seize ans apr&#xe8;s, certaines images me hantent encore... C&apos;est &#xe0;
cette p&#xe9;riode d&apos;ailleurs, qu&apos;au cours d&apos;une visite de routine chez
ma gyn&#xe9;cologue, j&apos;appris que j&apos;&#xe9;tais atteinte de micro-kystes au
niveau du col de l&apos;ut&#xe9;rus. Elle me donna un traitement m&#xe9;dicamenteux
sur trois mois, me dit que je ne devais avoir que des rapports
prot&#xe9;g&#xe9;s, et que mon conjoint devait imp&#xe9;rativement consulter.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Je
me souviens de la sc&#xe8;ne &#xe0; laquelle j&apos;eus droit en rentrant &#xe0; la
maison. Bien s&#xfb;r, si j&apos;avais cela, c&apos;&#xe9;tait que forc&#xe9;ment j&apos;avais
&#xe9;t&#xe9; voir ailleurs... Retourner la situation pour &#xe9;viter les
questions, c&apos;est une technique qui marche bien ! Il consulta, et chez
lui ce fut r&#xe9;gl&#xe9; en une s&#xe9;ance de traitement par azote liquide. Il
m&apos;informa alors qu&apos;il &#xe9;tait hors de question qu&apos;il utilise les
pr&#xe9;servatifs durant trois mois, et hors de question &#xe9;galement qu&apos;il
reste abstinent. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;J&apos;en
vins &#xe0; appr&#xe9;hender d&apos;aller me coucher, car r&#xe9;guli&#xe8;rement se
reproduisait la m&#xea;me sc&#xe8;ne. Sa main sur ma t&#xea;te, m&apos;agrippant les
cheveux, et ces deux mots, en leitmotiv &#xab; Suce-moi &#xbb;.
Cette main ne me l&#xe2;chait que lorsqu&apos;il &#xe9;tait satisfait, m&#xe9;prisant
mes hauts-le-cœur et mes suffocations. Hors de question qu&apos;il
s&apos;occupe de moi, une fois son affaire faite, il dormait. Je n&apos;avais
pas plus d&apos;importance &#xe0; ses yeux qu&apos;une vulgaire poup&#xe9;e gonflable. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Plus
tard, il varia les plaisirs... Il avait d&#xe9;cr&#xe9;t&#xe9; qu&apos;il y avait un
moyen de se soulager sans risquer de se contaminer &#xe0; nouveau. C&apos;est
alors qu&apos;il d&#xe9;cida de me sodomiser r&#xe9;guli&#xe8;rement. Il le fit avec
la d&#xe9;licatesse qui &#xe9;tait la sienne... Aucune pr&#xe9;paration, aucune
lubrification. D&#xe9;j&#xe0; que lorsque l&apos;on en a vraiment envie, &#xe7;a n&apos;est
pas toujours concluant, imaginez un peu ce que cela peut donner
lorsque l&apos;on y est contrainte. Et la sc&#xe8;ne se r&#xe9;p&#xe9;ta
r&#xe9;guli&#xe8;rement, plusieurs fois par semaine. Aucun plaisir pour moi,
mais des douleurs atroces, quand &#xe7;a n&apos;&#xe9;tait pas des l&#xe9;sions le
lendemain. Le pire, dans ces moments l&#xe0;, c&apos;&#xe9;tait de l&apos;entendre me
dire &#xab; Je veux que tu me dises que tu aimes... Aller, dis le
donc ! &#xbb; Toujours cette obsession de me rendre actrice de ce
qu&apos;il me faisait subir, pour ne pas avoir &#xe0; culpabiliser, en me
rendant responsable de ce qu&apos;il me faisait subir.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;A
qui aurais-je pu parler de cela ? A l&apos;&#xe9;poque, j&apos;&#xe9;tais encore tr&#xe8;s
coinc&#xe9;e, et m&#xea;me avec ma meilleure amie, je ne me serais pas vue
&#xe9;voquer ce genre de choses. Je m&apos;enfermai donc dans un mutisme
complice, d&#xe9;truite de l&apos;int&#xe9;rieur par ces sordides tortures. Et
puis il faut dire aussi que j&apos;avais un s&#xe9;rieux probl&#xe8;me. Lorsque
j&apos;avais eu mon premier petit copain, &#xe0; quasiment dix-huit ans, ma
m&#xe8;re m&apos;avait trait&#xe9;e de tous les noms en l&apos;apprenant. J&apos;&#xe9;tais une
putain, une salope, une train&#xe9;e... M&#xea;me si je savais que c&apos;&#xe9;tait
faux, &#xe7;a avait cr&#xe9;&#xe9; chez moi une blessure profonde. Dire &#xe0; qui
que ce soit ce qui se passait dans l&apos;intimit&#xe9; de notre couple, &#xe7;a
aurait &#xe9;t&#xe9; reconna&#xee;tre qu&apos;il y avait du vrai l&#xe0;-dedans. Une
femme, &#xe7;a se respecte, &#xe7;a ne se viole pas. Alors qu&apos;une train&#xe9;e...
Je n&apos;avais plus aucune estime de moi-m&#xea;me, plus d&apos;amour propre. Les
barreaux de ma prison &#xe9;taient form&#xe9;s de ma honte et de mon d&#xe9;go&#xfb;t
de moi-m&#xea;me. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Heureusement
que j&apos;avais un boulot qui me plaisait ! Les heures de bureau
devinrent des moments privil&#xe9;gi&#xe9;s durant lesquels je retrouvais une
vie normale, de la consid&#xe9;ration. M&#xea;me si l&apos;emploi &#xe9;tait pr&#xe9;caire,
je m&apos;y agrippai comme un noy&#xe9; s&apos;accroche &#xe0; une bou&#xe9;e. C&apos;est en
octobre, peu apr&#xe8;s la rentr&#xe9;e scolaire, que le mari de ma sœur,
atteint d&apos;une terrible maladie, d&#xe9;c&#xe9;da. Je ne pu pas m&apos;absenter
pour les obs&#xe8;ques, alors que je venais de prendre le poste. Ma sœur
m&apos;avait &#xe9;t&#xe9; d&apos;une aide pr&#xe9;cieuse par son &#xe9;coute, malgr&#xe9; tout ce
qu&apos;elle vivait de son c&#xf4;t&#xe9;. Et plus tard, lors de ma fuite
d&#xe9;finitive, elle fut pr&#xe9;sente aussi, jouant de son influence pour
ne pas que la situation ne se retourne une nouvelle fois contre moi. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Je
m&apos;&#xe9;panouissais donc dans mon travail, du coup cela m&apos;aidait &#xe0; mieux
supporter ce qui se passait &#xe0; la maison, m&#xea;me si cela me faisait
des doubles journ&#xe9;es. Je faisais au bas mot quatre kilom&#xe8;tres &#xe0;
pied chaque jour, pour aller prendre mon bus, puis en rentrant, il
fallait que je fasse ce qu&apos;il y avait &#xe0; faire. Lorsqu&apos;il &#xe9;tait de
l&apos;apr&#xe8;s-midi, je trouvais en rentrant la table du petit-d&#xe9;jeuner
non d&#xe9;barrass&#xe9;e. Nous avions un jardin, pour lequel je n&apos;&#xe9;tais
bonne qu&apos;&#xe0; arracher les mauvais herbes, lui se r&#xe9;servait les
cueillettes. Combien de fois suis-je rentr&#xe9;e &#xe0; la maison, pour
trouver deux paniers de haricots verts &#xe0; d&#xe9;faire apr&#xe8;s ma journ&#xe9;e
de travail, en plus du repas &#xe0; pr&#xe9;parer. Et bien s&#xfb;r, si le repas
n&apos;&#xe9;tait pas pr&#xea;t &#xe0; l&apos;heure, j&apos;avais droit &#xe0; des r&#xe9;flexions
d&#xe9;sobligeantes. Petit &#xe0; petit, une fatigue chronique s&apos;installa,
favorisant un &#xe9;tat d&#xe9;pressif. Je repris la triste habitude de
prendre du Lexomil pour un oui, pour un non. J&apos;avais besoin de
quelque chose pour m&apos;aider &#xe0; trouver moins pesante la vie que je
menais. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Lorsqu&apos;il
travaillais de l&apos;apr&#xe8;s-midi, une fois le repas du soir pris, il se
plantait devant la t&#xe9;l&#xe9; jusqu&apos;&#xe0; une heure avanc&#xe9;e de la nuit. Les
fois o&#xf9; il se couchait avant deux ou trois heures du matin &#xe9;taient
rares. Il pouvait dormir jusqu&apos;&#xe0; dix heures le lendemain, mais il
n&apos;en allait pas de m&#xea;me pour moi. Mais cela restait n&#xe9;anmoins
relativement g&#xe9;rable. Cette ann&#xe9;e l&#xe0;, il commen&#xe7;a &#xe0; faire des
projets pour nous. Un jour, il m&apos;annon&#xe7;a tr&#xe8;s solennellement que
nous pourrions nous marier en d&#xe9;but d&apos;ann&#xe9;e suivante. Il avait
&#xe9;galement d&#xe9;cr&#xe9;t&#xe9;e que si notre couple avait connu des
turbulences, c&apos;&#xe9;tait parce que l&apos;appartement &#xe9;tait trop petit.
L&apos;id&#xe9;e d&apos;acheter une maison germa dans son esprit, et son
enthousiasme fut communicatif. Je fis mienne cette id&#xe9;e, proposant
de mettre mes &#xe9;conomies dans cet achat (lui, &#xe9;videmment, n&apos;en avait
aucunes). &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Durant
quelques mois, nous nous m&#xee;mes &#xe0; la recherche de la perle rare,
suffisamment pr&#xea;t de son boulot pour lui &#xe9;conomiser les trajets
(c&apos;est en &#xe9;crivant cela que je r&#xe9;alise qu&apos;il se fichait enti&#xe8;rement
que je sois loin du mien), pas trop cher pour entrer dans le budget
fix&#xe9; par la banque... Bref, cette recherche &#xe9;tait vou&#xe9;e &#xe0;
l&apos;&#xe9;chec, puisque la zone g&#xe9;ographique qu&apos;il nous fallait &#xe9;tait
hors de prix pour l&apos;immobilier. Mais cela ne nous d&#xe9;couragea pas
pour autant. Tant que l&apos;on &#xe9;tait en recherche, nous faisions passer
au second plan nos probl&#xe8;mes. Il me tenait par l&apos;espoir qu&apos;il avait
fait na&#xee;tre en moi. C&apos;est &#xe9;galement &#xe0; ce moment l&#xe0; que je me suis
dit qu&apos;un enfant pourrait le faire changer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Folle que
j&apos;&#xe9;tais, leurr&#xe9;e par mes illusions, j&apos;arr&#xea;tai la pilule sans le
lui dire. Il faut dire que, r&#xe9;guli&#xe8;rement, un r&#xea;ve me hantait. Je
me voyais, enceinte, arriver &#xe0; la maternit&#xe9; pour accoucher. Tout se
passait bien jusqu&apos;&#xe0; ce qu&apos;un m&#xe9;decin m&apos;examine. Et l&#xe0;, &#xe0; chaque
fois, il me disait la m&#xea;me chose. &#xab; Mais madame, vous n&apos;&#xea;tes
pas enceinte ! &#xbb; Je me r&#xe9;veillais chaque fois en nage, et tr&#xe8;s
tr&#xe8;s mal. Je pris ce r&#xea;ve au premier degr&#xe9;, un d&#xe9;sir &#xe9;perdu
d&apos;enfant. Et plus le temps passait, plus ce r&#xea;ve se faisait pr&#xe9;sent.
Malgr&#xe9; mon absence de contraception, les mois pass&#xe8;rent, et mon
ventre restait d&#xe9;sesp&#xe9;r&#xe9;ment st&#xe9;rile, ce qui n&apos;arrangea pas mes
probl&#xe8;mes d&apos;estime de moi, bien au contraire. Heureusement qu&apos;il ne
savait pas, sinon il aurait eu une arme de plus contre moi, et qui
aurait &#xe9;t&#xe9; beaucoup plus redoutable que toutes les autres.
Bizarrement, je n&apos;ai jamais consult&#xe9; pour savoir si j&apos;avais un
souci. J&apos;&#xe9;tais terroris&#xe9;e &#xe0; l&apos;id&#xe9;e de m&apos;entendre dire que je ne
serais jamais m&#xe8;re. Je faisais partie de ces femmes qui ne peuvent
concevoir une vie sans enfant. Je portai donc cette souffrance
suppl&#xe9;mentaire sans en parler &#xe0; quiconque, mais en gardant l&apos;espoir
qu&apos;un jour, il y aurait un miracle. Je sais aujourd&apos;hui, que ce fut
une b&#xe9;n&#xe9;diction pour moi de ne pas avoir &#xe9;t&#xe9; exauc&#xe9;e, car les
hommes violents ne se calment jamais apr&#xe8;s l&apos;arriv&#xe9;e d&apos;un enfant,
bien au contraire. Mais cela, je ne devais l&apos;apprendre que bien plus
tard...&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;L&apos;ann&#xe9;e
scolaire se termina, et je voyais arriver &#xe0; grands pas la fin de mon
contrat en septembre 1993. C&apos;est &#xe0; la rentr&#xe9;e que j&apos;appris la
grande nouvelle. Il circulait une rumeur chez mes coll&#xe8;gues depuis
plusieurs jours. Il vint &#xe0; mes oreilles que l&apos;on me proposerait un
poste &#xe0; l&apos;inspection acad&#xe9;mique, mais rien d&apos;officiel. Un matin,
mon chef me convoqua dans son bureau. Il &#xe9;tait tr&#xe8;s content de mes
services, et avait appris qu&apos;un remplacement de secr&#xe9;taire
d&apos;inspecteur de l&apos;&#xe9;ducation nationale &#xe9;tait &#xe0; pourvoir. Il m&apos;avait
propos&#xe9;e pour le poste. J&apos;avais peine &#xe0; y croire, tant j&apos;&#xe9;tais
heureuse... Rien n&apos;&#xe9;tait encore fait, mais il me dit qu&apos;il y avait
bon espoir. La semaine suivante, je fus convoqu&#xe9;e pour un entretien,
et je signai le contrat peu apr&#xe8;s. Plus de mi-temps, mais un vrai
temps plein avec le salaire correspondant. Et toujours dans un milieu
qui me plaisait &#xe9;norm&#xe9;ment. M&#xea;me si je n&apos;&#xe9;tais d&#xe9;sormais plus en
contact direct avec le public, je restais dans le giron de
l&apos;Education Nationale en tant qu&apos;auxiliaire. Si tout se passait bien,
je pourrais esp&#xe9;rer un poste ailleurs &#xe0; l&apos;issue du remplacement,
voir une titularisation plus tard.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;J&apos;&#xe9;tais
folle de joie, l&apos;avenir me semblait radieux. Quasiment un an de
travail devant moi, je n&apos;avais jamais connu cela auparavant. Le
boulot &#xe9;tait super int&#xe9;ressant, et mes coll&#xe8;gues tr&#xe8;s
sympathiques. De plus, mes moments d&apos;&#xe9;vasion &#xe9;taient doubl&#xe9;s du
fait du temps plein. C&apos;&#xe9;tait vraiment le paradis pour moi. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Mais
l&#xe0; encore, le bonheur fut de courte dur&#xe9;e, car ma vie &#xe0; la maison
devint de plus en plus dure. Jusque l&#xe0;, m&#xea;me si je travaillais, la
pr&#xe9;carit&#xe9; de mon emploi me mettait en situation de d&#xe9;pendance vis
&#xe0; vis de mon conjoint. &#xc7;a n&apos;&#xe9;tait plus le cas, et il v&#xe9;cut cela
comme une menace. Je n&apos;ai pas r&#xe9;alis&#xe9; cela &#xe0; l&apos;&#xe9;poque, mais
doucement, il se mit &#xe0; me rendre la vie de plus en plus
infernale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes heures de travail avaient chang&#xe9;es. Je prenais
mon poste plus t&#xf4;t le matin, je rentrais aussi tard le soir. Et bien
s&#xfb;r, j&apos;avais autant de travail &#xe0; la maison. Mes nuits n&apos;&#xe9;taient
pas plus longues, bien au contraire, puisqu&apos;il m&apos;emp&#xea;chait de dormir
le soir, et me r&#xe9;veillait quelques heures apr&#xe8;s. Mais bient&#xf4;t,
cela ne lui suffit plus. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;La
violence se d&#xe9;cha&#xee;na de nouveau, mais dirig&#xe9;e sur le mat&#xe9;riel
cette fois. Combien de fois vida-t-il notre armoire de chambre &#xe0;
deux heures du matin, en me disant que &#xe7;a m&apos;occuperait de ranger...
Il s&apos;en prit &#xe9;galement &#xe0; mes v&#xea;tements. J&apos;ai souvenir une fois
d&apos;avoir command&#xe9; un joli d&#xe9;shabill&#xe9;. Je n&apos;eus pas le temps de le
mettre une fois, qu&apos;il se d&#xe9;cha&#xee;na dessus pour en faire de la
charpille. Tout ce qui ne lui convenait pas (ou plus exactement, tout
ce qui pouvait me mettre en valeur) finissait de la m&#xea;me mani&#xe8;re.
La majorit&#xe9; des hommes aiment que leur femme soit jolie, qu&apos;elle
prenne soin d&apos;elle, lui c&apos;&#xe9;tait le contraire. Sa jalousie maladive
l&apos;incitait &#xe0; tout faire pour que je sois le moins attirante
possible. J&apos;oubliai rapidement ce qu&apos;&#xe9;tait le maquillage, les
v&#xea;tements un peu sexy, et n&apos;allai plus chez le coiffeur que tr&#xe8;s
rarement, quand c&apos;&#xe9;tait vraiment n&#xe9;cessaire. C&apos;est &#xe0; cette p&#xe9;riode
que j&apos;entrai v&#xe9;ritablement en phase de boulimie. En moins d&apos;un an,
je grossis de plus de vingt kilos, s&apos;en m&apos;en rendre compte. Et &#xe7;a
n&apos;&#xe9;tait pas lui qui allait tirer le signal d&apos;alarme, trop content
qu&apos;il &#xe9;tait de ce que je devenais.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Bien
&#xe9;videmment, il n&apos;avait plus jamais &#xe9;t&#xe9; question des projets de
mariage qu&apos;il avait fait quelques mois avant, mais le projet d&apos;achat
immobilier restait lui&amp;nbsp; bien pr&#xe9;sent. Nous avions visit&#xe9; plusieurs
maisons, mais &#xe0; chaque fois soit &#xe7;a n&apos;entrait pas dans notre
budget, soit l&apos;endroit ne lui plaisait pas. C&apos;est qu&apos;il &#xe9;tait
difficile ! Esp&#xe9;rer trouver une maison sans aucun travaux lorsque
l&apos;on veut quelque chose de raisonnable au niveau prix, c&apos;est
irr&#xe9;alisable. Mais malgr&#xe9; tout, nous gardions l&apos;espoir. Cela dura
jusqu&apos;&#xe0; ce qu&apos;un jour, nous ayions une discussion &#xe0; propos d&apos;un de
mes cousins qui venait d&apos;acheter. En couple sans &#xea;tre mari&#xe9;s, il
avait acquis une maison en co-propri&#xe9;t&#xe9; avec sa compagne. Alors que
je disais cela, il m&apos;ass&#xe9;na cette phrase terrible &#xab; Tu ne
crois quand m&#xea;me pas que JE vais payer une maison qui ne
m&apos;appartiendrait pas en totalit&#xe9; ! &#xbb; Ce fut comme si le ciel
me tombait sur la t&#xea;te... Il n&apos;avait aucun apport initial, si la
banque nous pr&#xea;tait de quoi acheter, c&apos;&#xe9;tait gr&#xe2;ce &#xe0; mes
&#xe9;conomies. Et il aurait fallu que j&apos;engloutisse cela sans avoir la
moindre part du bien acquis ! La col&#xe8;re m&apos;est mont&#xe9;e au nez, et je
lui ai dit d&apos;une voix tr&#xe8;s s&#xe8;che qu&apos;il pouvait faire son deuil de
cette maison, que je ne mettrais pas un sou dans un achat de cet
ordre. C&apos;est la chose la plus sens&#xe9;e que j&apos;aie faite &#xe0; cette
&#xe9;poque, il m&apos;a rendu service en me disant cela ce jour-l&#xe0;. Gr&#xe2;ce &#xe0;
l&apos;abandon de ce projet fou, je ne me suis pas retrouv&#xe9;e sans le sou
au moment de mon d&#xe9;part.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;A suivre...
&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 14 Dec 2009 21:40:00 GMT</pubDate></item><item><title>Bienvenue en enfer... suite</title><dc:creator>Laurisa</dc:creator><link>http://isafantasmagorie.canalblog.com/archives/2009/12/08/16072164.html</link><category>R&#xe9;cit des ann&#xe9;es sombres...</category><category>m&#xe9;moire</category><category>r&#xe9;cit</category><category>t&#xe9;moignage</category><category>violence conjugale</category><category>v&#xe9;cu</category><comments>http://isafantasmagorie.canalblog.com/archives/2009/12/08/16072164.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://isafantasmagorie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/16072164/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://isafantasmagorie.canalblog.com/archives/2009/12/08/16072164.html</guid><description>&lt;meta http-equiv=&quot;CONTENT-TYPE&quot; content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; /&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name=&quot;GENERATOR&quot; content=&quot;OpenOffice.org 3.1 (Win32)&quot; /&gt;&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
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&lt;/style&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Comme
&#xe0; chaque fois, le calme revint apr&#xe8;s la temp&#xea;te. Je ne comprenais
pas comment il pouvait se montrer aussi charmant alors qu&apos;il avait
&#xe9;t&#xe9; capable des pires abominations juste avant. A cette &#xe9;poque, je
n&apos;avais jamais entendu parler du cycle de la violence, &#xe7;a n&apos;est que
des ann&#xe9;es plus tard que je tombai sur un article en parlant. Ce
jour l&#xe0;, j&apos;ai compris que ce fonctionnement &#xe9;tait non seulement le
sien, mais celui de tous les hommes violents. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Il
y eu d&apos;autres crises en cette fin d&apos;ann&#xe9;e 1991. Mes moments de vie
&#xab; normale &#xbb; n&apos;exc&#xe9;d&#xe8;rent plus que rarement un mois, et
j&apos;en arrivai rapidement &#xe0; ne m&#xea;me plus en profiter, tant j&apos;&#xe9;tais
dans l&apos;appr&#xe9;hension de ce que je savais in&#xe9;luctable. La diff&#xe9;rence,
c&apos;est que j&apos;&#xe9;tais moins dans la r&#xe9;signation. J&apos;ai souvenir que,
plusieurs fois, j&apos;ai quitt&#xe9; l&apos;appartement pour &#xe9;chapper &#xe0; la
folie. Mais je n&apos;allais jamais bien loin, car rapidement, revenait la
question &#xe9;ternelle &#xab; O&#xf9; aller ? &#xbb; Au moins, pendant une
heure, j&apos;&#xe9;chappais &#xe0; cette atmosph&#xe8;re d&#xe9;mentielle, je me calmais.
Il n&apos;&#xe9;tait pas rare qu&apos;&#xe0; mon retour, il aie ferm&#xe9; la porte de
l&apos;appartement &#xe0; cl&#xe9;. Plusieurs fois, je d&#xfb; me r&#xe9;signer &#xe0;
attendre sur le palier, qu&apos;il veuille bien m&apos;ouvrir. Je mendiais le
droit de pouvoir rentrer chez moi, ce qui rajoutait encore de la
honte, l&#xe0; o&#xf9; elle d&#xe9;bordait d&#xe9;j&#xe0;. Je me souviens que, dans ses
moments l&#xe0;, ma plus grande terreur &#xe9;tait que ma voisine de palier
ne rentre... Je n&apos;ai su que bien plus tard que la pauvre femme avait
toujours su ce qui se passait chez nous, et que &#xe7;a la rendait
malade. S&apos;il &#xe9;tait une personne qui ne m&apos;aurait pas jug&#xe9;e, c&apos;&#xe9;tait
bien elle. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;C&apos;est
d&#xe9;but 1992 qu&apos;il y eu la fois de trop. Peu apr&#xe8;s les f&#xea;tes, que
nous avions pass&#xe9;, pour une fois avec sa famille (&#xe0; qui nous
donnions l&apos;image d&apos;un couple uni et heureux, tout comme &#xe0; mes
parents d&apos;ailleurs). Il me semble que c&apos;&#xe9;tait le 12 janvier. Comme &#xe0;
chaque fois, une broutille sans importance d&#xe9;clencha sa col&#xe8;re, et
les choses d&#xe9;g&#xe9;n&#xe9;r&#xe8;rent en une pluie de coups. Je ne peux pas
dire que cette fois l&#xe0; fut pire que les autres, mais quelque chose
&#xe9;tait enclench&#xe9; en moi. Ce jour l&#xe0;, apr&#xe8;s s&apos;&#xea;tre bien d&#xe9;foul&#xe9;
sur moi, me laissant comme d&apos;habitude, en sang et couverte
d&apos;ecchymoses, il d&#xe9;cida de sortir pour se calmer. J&apos;entendis la
voiture partir, avec un certains soulagement. Je pris alors le temps
de me calmer moi aussi, de reprendre un peu figure humaine. Mais au
lieu d&apos;avaler mes deux Lexomil habituels, je pris mon courage &#xe0; deux
mains, quittai l&apos;appartement, et entrepris d&apos;aller chercher de l&apos;aide
dans le voisinage. Nos voisins de palier n&apos;&#xe9;taient pas l&#xe0;, aussi
allais-je voir &#xe0; l&apos;&#xe9;tage en dessous. Un couple charmant, d&apos;un
certain &#xe2;ge d&#xe9;j&#xe0;, des gens sans histoires avec lesquels je
m&apos;entendais assez bien. Je revois encore leur stupeur en me voyant...
Je demandai p&#xe9;niblement s&apos;il leur &#xe9;tait possible de me conduire
chez mes parents, qui vivaient &#xe0; une trentaine de kilom&#xe8;tres de l&#xe0;.
Il fallait faire vite, je ne savais pas combien de temps mon
compagnon resterait dehors. Moins de dix minutes apr&#xe8;s, j&apos;&#xe9;tais
install&#xe9;e dans la voiture de nos voisins.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Ce
jour-l&#xe0;, mes parents d&#xe9;couvrirent ce qu&apos;&#xe9;tait ma vie. Je revois
encore leur r&#xe9;action quand ils me virent. Il faut dire que j&apos;&#xe9;tais
triste &#xe0; voir : yeux au beurre noir, l&#xe8;vres &#xe9;clat&#xe9;es, nez enfl&#xe9;,
bras et poitrine couverts de bleus... Ils me demand&#xe8;rent depuis
combien de temps cela durait, et furent ahuris quand je leur avouai
la v&#xe9;rit&#xe9;. Jamais ils n&apos;avaient rien soup&#xe7;onn&#xe9; de cet ordre l&#xe0;.
J&apos;avais mal partout, mais au moins &#xe9;tais-je en s&#xe9;curit&#xe9;. Je le
connaissais trop bien, il ne prendrait pas le risque d&apos;affronter mon
p&#xe8;re pour venir me rechercher. Il t&#xe9;l&#xe9;phona n&#xe9;anmoins en fin
d&apos;apr&#xe8;s-midi, disant qu&apos;il &#xe9;tait inquiet de ne pas savoir o&#xf9;
j&apos;&#xe9;tais. C&apos;est mon p&#xe8;re qui lui r&#xe9;pondit. Je l&apos;entends encore !
&#xab; Ha, tu ne sais pas o&#xf9; elle est ? Mais as-tu une id&#xe9;e de
pourquoi elle est partie ?... Non ? Vraiment ? Cherche mieux ! Tu es
s&#xfb;r que tu n&apos;y es pour rien ? &#xbb; Sa voix laissait para&#xee;tre une
col&#xe8;re froide et contenue, lorsqu&apos;il lui dit que j&apos;avais besoin de
soins, peut-&#xea;tre d&apos;une hospitalisation, et qu&apos;il fallait me ficher la paix.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Le
soir m&#xea;me, je pris parti de mettre tout le monde au courant de ce
que je vivais. Je passai ma soir&#xe9;e au t&#xe9;l&#xe9;phone, appelant les
amis, la famille... SA famille aussi. Je n&apos;&#xe9;pargnai aucun d&#xe9;tail,
et personne ne mit ma parole en doute, bien au contraire. Ses fr&#xe8;res,
ses belles-sœurs, &#xe9;taient atterr&#xe9;s, m&apos;apportant un soutien
inconditionnel, ce que j&apos;&#xe9;tais &#xe0; mille lieues d&apos;esp&#xe9;rer.
D&#xe9;sormais, il ne pourrait plus tromper tout le monde, notre
entourage savait qui il &#xe9;tait r&#xe9;ellement. La seule chose dont je
n&apos;ai pas os&#xe9; parler, ni cette fois l&#xe0;, ni plus tard quand je partis
d&#xe9;finitivement, c&apos;est des viols. Trop douloureux, trop intime... Et
puis il y avait cette id&#xe9;e solidement ancr&#xe9;e, qui veut que lorsque
l&apos;on est en couple, il faut accomplir &#xab; le devoir conjugal &#xbb;...&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Le
lendemain matin, mon p&#xe8;re m&apos;emmena chez le m&#xe9;decin. Notre m&#xe9;decin
de famille, qui m&apos;avait connu haute comme trois pommes. Son regard
devant moi... Je pouvais y lire tellement de tristesse, mais aussi
tellement d&apos;empathie ! Il prit le temps de me parler longuement,
m&apos;expliquant que je ne pourrais jamais changer mon compagnon, que la
seule personne qui pouvait quelque chose pour lui, c&apos;&#xe9;tait lui-m&#xea;me.
Il me donna une adresse de consultations psychiatriques en me disant
qu&apos;il fallait qu&apos;il se fasse soigner. Puis il &#xe9;tablit un certificat
m&#xe9;dical de coups et blessures avec une ITT de 5 jours, et me fit une
ordonnance pour un contr&#xf4;le radiologique. Il y avait une suspicion
de fracture du nez. Il me dit avant que je ne parte, que je ne devais
retourner en aucun cas chez lui, sans qu&apos;il ne se soit engag&#xe9; au
minimum &#xe0; se faire soigner, mais qu&apos;il &#xe9;tait tr&#xe8;s pessimiste quant
&#xe0; un changement de cet homme. Nous all&#xe2;mes ensuite chez le
radiologue, o&#xf9; les clich&#xe9;s nous rassur&#xe8;rent. Aucune fracture
n&apos;&#xe9;tait constat&#xe9;e. J&apos;avais d&#xe9;cid&#xe9;ment des os tr&#xe8;s solides !&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;A
notre retour, nous appr&#xee;mes qu&apos;il avait de nouveau t&#xe9;l&#xe9;phon&#xe9;, et
&#xe0; ma grande stupeur, j&apos;entendis ma m&#xe8;re dire &#xab; Il a menac&#xe9;
de faire une connerie, je lui ai dit de passer ce soir, que l&apos;on
s&apos;explique ! &#xbb; Je n&apos;arrivai pas &#xe0; croire ce que j&apos;entendais.
La panique m&apos;avait de nouveau envahie. Il allait venir ce soir,
j&apos;avais tout &#xe0; redouter, je le savais suffisamment manipulateur pour
retourner la situation en sa faveur. Je dis &#xe0; ma m&#xe8;re qu&apos;il &#xe9;tait
hors de question que je sois pr&#xe9;sente ce soir l&#xe0;, que j&apos;irais
n&apos;importe o&#xf9;, mais que je refusais de le voir. On ne peut pas dire
que &#xe7;a l&apos;aie fait changer d&apos;avis sur la question ! L&apos;apr&#xe8;s-midi
m&#xea;me, j&apos;appelai une amie, et lui demandai si je pouvais venir chez
elle, et y passer la nuit. Elle m&apos;accueillit &#xe0; bras ouverts, et
c&apos;est en discutant avec elle que je m&apos;aper&#xe7;us qu&apos;elle n&apos;avait jamais
&#xe9;t&#xe9; dupe. Depuis longtemps, elle avait compris que mes bleus
n&apos;&#xe9;taient pas dus &#xe0; des chutes dans les escaliers ! Elle eu les
mots dont j&apos;avais besoin, parce qu&apos;elle &#xe9;tait pass&#xe9;e par l&#xe0;. Tout
comme moi, elle ne compris pas pourquoi ma m&#xe8;re avait pr&#xe9;f&#xe9;r&#xe9; me
voir quitter son toit, plut&#xf4;t que de renoncer &#xe0; recevoir mon
bourreau. Mais elle me rassura, me disant que je pourrais retourner
chez mes parents le lendemain sans probl&#xe8;me.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Le
lendemain matin, nous re&#xe7;&#xfb;mes un coup de fil de ma m&#xe8;re. Il &#xe9;tait
venu, et il s&apos;&#xe9;tait expliqu&#xe9; avec mes parents. Il reconnaissait
s&apos;&#xe9;nerver un peu vite et &#xe9;tait pr&#xea;t &#xe0; accepter de se soigner.
Mais il fallait que &#xab;j&apos;y mette du mien &#xbb; (je cite ma m&#xe8;re) !
Il n&apos;allait pas bien, et si je ne faisais pas d&apos;effort, je serais
responsable d&apos;un &#xe9;ventuel suicide... J&apos;aurais pr&#xe9;f&#xe9;r&#xe9; &#xea;tre
sourde que d&apos;entendre cela, tant &#xe7;a me fit mal. Mon p&#xe8;re lui,
n&apos;exprima rien de personnel, juste quelques g&#xe9;n&#xe9;ralit&#xe9;s. Il avait
entendu ce que m&apos;avait dit le m&#xe9;decin, et savait que tout pouvait
recommencer d&#xe8;s mon retour l&#xe0;-bas. Mais il me laissa le choix, sans
tenter d&apos;influencer ma d&#xe9;cision d&apos;une fa&#xe7;on ou d&apos;une autre. J&apos;avais
compris que ma m&#xe8;re ne souhaitait pas que je m&apos;&#xe9;ternise &#xe0; la
maison... Peut &#xea;tre la peur d&apos;&#xe9;ventuelles repr&#xe9;sailles, je n&apos;en
sais rien. Elle tenait &#xe0; sa tranquillit&#xe9;, aussi avait-elle pris
pour argent comptant tout ce que mon compagnon avait bien pu dire !
Peu importe que moi je sois terroris&#xe9;e &#xe0; l&apos;id&#xe9;e de retourner chez
lui, sans parler de la honte vis &#xe0; vis du voisin qui m&apos;avait port&#xe9;
secours... Deux ou trois jours plus tard, je d&#xe9;cidai de rentrer &#xe0;
la maison, apr&#xe8;s avoir convaincu mon compagnon d&apos;accepter un
rendez-vous pris aupr&#xe8;s du psychiatre conseill&#xe9; par mon m&#xe9;decin.
Mon p&#xe8;re me ramena donc chez lui, et eu une tr&#xe8;s longue
conversation avec lui, devant moi. Il ne voulait plus me voir revenir
dans l&apos;&#xe9;tat o&#xf9; il m&apos;avait vue. C&apos;&#xe9;tait un petit homme d&apos;une
soixantaine d&apos;ann&#xe9;es, mais suffisamment d&#xe9;termin&#xe9; pour imposer la
crainte &#xe0; un gaillard en pleine force de l&apos;&#xe2;ge. Il faut dire que
les hommes de son esp&#xe8;ce sont tout, sauf courageux ! C&apos;est tellement
plus facile de s&apos;en prendre &#xe0; plus faible que soi... &#xab; Si
jamais j&apos;entends de nouveau dire que tu l&apos;as touch&#xe9;e, ou si je
constate la moindre trace, c&apos;est &#xe0; moi que tu auras &#xe0; faire. &#xbb;
C&apos;est sur cette phrase que la discussion se termina. Il me serra dans
ses bras, avant de repartir, les &#xe9;paules affaiss&#xe9;es, semblant
porter une charge trop lourde pour lui. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Le
lendemain, j&apos;eus droit &#xe0; un cadeau, comme apr&#xe8;s chaque &#xe9;pisode
violent. Il croyait effacer ses actes par des biens mat&#xe9;riels...
Pu&#xe9;ril, mais bon ! Puis il m&apos;apprit qu&apos;il avait vu un m&#xe9;decin
pendant mon absence, et qu&apos;il avait un nouveau rendez-vous avec lui
en fin de semaine. Je lui fis remarquer tout de m&#xea;me qu&apos;il s&apos;&#xe9;tait
engag&#xe9; &#xe0; voir le psychiatre aupr&#xe8;s duquel je lui avais pris
rendez-vous, et il ne renia pas son engagement. Il me demanda juste
de bien vouloir l&apos;accompagner chez son m&#xe9;decin en fin de semaine.
J&apos;arrivai presque &#xe0; &#xea;tre convaincue qu&apos;il avait la volont&#xe9; de s&apos;en
sortir, et j&apos;acceptai. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Le
m&#xe9;decin qu&apos;il avait vu n&apos;&#xe9;tait pas psychiatre, juste g&#xe9;n&#xe9;raliste
sp&#xe9;cialis&#xe9; en acupuncture. Nous le v&#xee;mes ensemble, pour cette
deuxi&#xe8;me consultation. Je ne sais ce que mon compagnon lui avait dit
de sa situation, mais je compris tr&#xe8;s vite qu&apos;il avait minimis&#xe9; au
maximum. Lorsque j&apos;&#xe9;voquai le psychiatre qu&apos;il devait voir la
semaine suivante, ce brave praticien me dit, d&apos;une voie enjou&#xe9;e
&#xab; Mais madame, &#xe7;a n&apos;est pas parce que l&apos;on s&apos;&#xe9;nerve un peu
que l&apos;on est fou ! &#xbb; J&apos;hallucinais... Qu&apos;un m&#xe9;decin lui-m&#xea;me
sous-entende qu&apos;il n&apos;y avait que les fous pour consulter un
psychiatre, je n&apos;arrivais pas &#xe0; y croire. Il expliqua &#xe0; mon
compagnon comment il devait g&#xe9;rer son &#xab; &#xe9;nervement &#xbb;, &#xe0;
savoir s&apos;a&#xe9;rer quand il sentait qu&apos;il ne pouvait plus se contr&#xf4;ler,
puis lui fit une prescription pour trois mois. Je vis plus tard, sur
les notices des m&#xe9;dicaments, qu&apos;il s&apos;agissait de neuroleptiques... &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Inutile
de vous dire que d&#xe8;s notre retour &#xe0; la maison, il n&apos;&#xe9;tait plus
question pour mon conjoint d&apos;aller consulter le psy. Le m&#xe9;decin
avait dit devant moi qu&apos;il n&apos;en avait pas besoin, qui &#xe9;tais-je pour
aller contre son avis ! Le manipulateur avait encore frapp&#xe9;, une
fois de plus... Ceci dit, je reconnais qu&apos;il suivit son traitement &#xe0;
la lettre durant trois mois, et que celui-ci eu des effets puisqu&apos;il
n&apos;y eu aucun acc&#xe8;s de violence (ni physique, ni verbale) durant
cette p&#xe9;riode. Est-il utile de rajouter qu&apos;il ne retourna jamais
voir le m&#xe9;decin qui le lui avait prescrit ? Pourquoi l&apos;aurait-il
fait, il avait obtenu de lui ce qu&apos;il d&#xe9;sirait, un d&#xe9;saveu de mon
action ! J&apos;&#xe9;tais revenue sous sa coupe, pour lui tout allait pour le
mieux dans le meilleur des mondes.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;meta http-equiv=&quot;CONTENT-TYPE&quot; content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; /&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name=&quot;GENERATOR&quot; content=&quot;OpenOffice.org 3.1 (Win32)&quot; /&gt;&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
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&lt;/style&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;C&apos;est
&#xe0; l&apos;issue du traitement que je d&#xe9;couvris qu&apos;il n&apos;y avait pas que
les coups qui d&#xe9;truisaient, et que malheureusement, il pouvait y
avoir pire...&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: right;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;A suivre...&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
</description><pubDate>Tue, 08 Dec 2009 09:19:00 GMT</pubDate></item><item><title>Bienvenue en enfer...</title><dc:creator>Laurisa</dc:creator><link>http://isafantasmagorie.canalblog.com/archives/2009/12/06/16045608.html</link><category>R&#xe9;cit des ann&#xe9;es sombres...</category><category>m&#xe9;moire</category><category>r&#xe9;cit</category><category>t&#xe9;moignage</category><category>violence conjugale</category><category>v&#xe9;cu</category><comments>http://isafantasmagorie.canalblog.com/archives/2009/12/06/16045608.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://isafantasmagorie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/16045608/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://isafantasmagorie.canalblog.com/archives/2009/12/06/16045608.html</guid><description>&lt;meta http-equiv=&quot;CONTENT-TYPE&quot; content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; /&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name=&quot;GENERATOR&quot; content=&quot;OpenOffice.org 3.1 (Win32)&quot; /&gt;&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Les
mois pass&#xe8;rent, et notre couple s&apos;installa doucement mais s&#xfb;rement
dans un sch&#xe9;ma violent, jusque dans nos relations intimes. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Durant
quelques mois, nous men&#xe2;mes une vie &#xe0; peu pr&#xe8;s normale. Nous
c&#xf4;toyions ses amis, tr&#xe8;s peu sa famille, et allions r&#xe9;guli&#xe8;rement
d&#xe9;jeuner chez mes parents le dimanche, comme tout couple banal.
Certes, il y avait les r&#xe9;flexions qu&apos;il pouvait me faire, mais je
finissais par ne plus y pr&#xea;ter attention. C&apos;&#xe9;tait devenu quelque
chose de banal pour moi. Je crois, si ma m&#xe9;moire est bonne, que la
premi&#xe8;re grosse crise de violence arriva l&apos;&#xe9;t&#xe9; suivant.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Ce
jour-l&#xe0;, nous avions re&#xe7;u &#xe0; la maison ses cousins. J&apos;avais pr&#xe9;par&#xe9;
un bon repas, et l&apos;apr&#xe8;s-midi, nous avions &#xe9;t&#xe9; nous balad&#xe9;s &#xe0;
moto. D&#xe9;tente totale, bref, je n&apos;avais aucune raison de m&apos;inqui&#xe9;ter.
Mais le soir, apr&#xe8;s que nos invit&#xe9;s soient repartis, et sans raison
particuli&#xe8;re, il commen&#xe7;a &#xe0; se montrer agressif, &#xe0; me faire des
reproches. Je ne compris pas ce que j&apos;avais pu faire de mal, et
r&#xe9;pondis sur le m&#xea;me ton que lui. D&apos;un coup tout bascula...
Premi&#xe8;re gifle, suivie d&apos;une pluie de coups de poing, de pieds...
Tout se bousculait dans ma t&#xea;te, j&apos;&#xe9;tais incapable de r&#xe9;agir. Le
monde s&apos;&#xe9;croulait autour de moi, m&apos;engloutissait dans un torrent
d&apos;injures et de haine. Je me retrouvai sanglotante et tremblante,
&#xe9;croul&#xe9;e sur le carrelage du couloir. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Je
me suis train&#xe9;e &#xe0; la salle de bains, et l&#xe0; j&apos;ai pu contempler les
d&#xe9;g&#xe2;ts : œil au beurre noir, pommette bleuie, l&#xe8;vres tum&#xe9;fi&#xe9;es,
h&#xe9;matomes sur les bras et la poitrine... Je ne comprenais pas. C&apos;est
alors qu&apos;il est arriv&#xe9;. Na&#xef;vement, je me suis dit qu&apos;il venait
s&apos;excuser, mais la seule phrase qu&apos;il pronon&#xe7;a alors, ce fut
&#xab; Pourquoi m&apos;as-tu oblig&#xe9; &#xe0; te faire &#xe7;a ? &#xbb;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Ainsi
donc, je l&apos;avais &#xab; oblig&#xe9; &#xbb;... Cette petite phrase
assassine me hanta durant des ann&#xe9;es, car elle me rendait
responsable du d&#xe9;chainement de violence que j&apos;avais subi. Et par
effet pervers, elle conditionna ma fa&#xe7;on d&apos;&#xea;tre &#xe0; venir.
D&#xe9;sormais, j&apos;allais tout faire ce qui &#xe9;tait en mon pouvoir pour que
&#xe7;a ne se reproduise plus. Oh que j&apos;y ai cru, folle que j&apos;&#xe9;tais. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Je
m&apos;attachai alors &#xe0; ne plus le contrarier, &#xe0; ne plus le d&#xe9;ranger.
Mes paroles, mes actes, je contr&#xf4;lais tout en permanence d&#xe8;s que
nous &#xe9;tions ensemble. De son c&#xf4;t&#xe9;, comme la premi&#xe8;re fois, il
&#xe9;tait redevenu charmant. Il proposa une sortie pour le dimanche
suivant, me disant qu&apos;il fallait que nous profitions plus de notre
temps libre pour nous divertir. Il avait d&#xe9;j&#xe0; oubli&#xe9; ce qu&apos;il
m&apos;avait fait, et j&apos;avoue que j&apos;ai voulu d&#xe9;sesp&#xe9;r&#xe9;ment oublier
aussi. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Devant
nos amis ou la famille, nous donnions l&apos;image d&apos;un couple heureux et
sans histoires. Et ils y ont cru, jusqu&apos;&#xe0; un certain point.
Pourtant, tout se d&#xe9;gradait, insidieusement. Les remarques &#xe9;taient
de plus en plus courantes, et de plus en plus blessantes, d&#xe9;truisant
doucement le peu d&apos;estime qui me restait de moi-m&#xea;me. J&apos;ai souvenir
de r&#xe9;flexions du genre &#xab; Ma pauvre fille, tu as vu &#xe0; quoi tu
ressembles ? Si tu me quittais, personne ne voudrait de toi ! &#xbb;
Ou alors &#xab; Mais tu n&apos;es bonne &#xe0; rien ! Je suis trop bon de te
garder ! &#xbb; Imaginez vous trente secondes, vous entendre r&#xe9;p&#xe9;ter
cela r&#xe9;guli&#xe8;rement par la personne avec qui vous vivez... C&apos;est une
arme redoutable, qui tue &#xe0; petit feu.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Comme
je l&apos;ai d&#xe9;j&#xe0; dit, j&apos;&#xe9;tais dans une p&#xe9;riode de ch&#xf4;mage, aussi je
n&apos;avais gu&#xe8;re de liens avec l&apos;ext&#xe9;rieur, hormis les voisins. Mais
l&#xe0; encore, si je discutais&amp;nbsp; avec quelqu&apos;un et qu&apos;il me voyait, je
devais faire un r&#xe9;cit circonstanci&#xe9; de la discussion. A croire
qu&apos;il avait peur que je parle de quelque chose de compromettant pour
lui. Avec le recul des ann&#xe9;es, j&apos;ai compris qu&apos;il avait toujours su
que ce qu&apos;il faisait &#xe9;tait mal, et qu&apos;il crevait de peur que j&apos;en
parle. Mais sur le coup, je n&apos;y voyait rien. C&apos;est un peu comme si
mes facult&#xe9;s de raisonnement avaient &#xe9;t&#xe9; d&#xe9;connect&#xe9;es de mon
esprit. J&apos;&#xe9;tais dans l&apos;incapacit&#xe9; totale d&apos;avoir une analyse
logique de ma situation.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Graduellement,
les choses empir&#xe8;rent. Les coups devinrent de plus en plus
fr&#xe9;quents, pour un oui, pour un non. Je pris l&apos;habitude d&apos;expliquer
mes bleus comme le font toutes les femmes dans cette situation...
&#xab; Je me suis cogn&#xe9;e. &#xbb; &#xab; Je suis tomb&#xe9;e dans
l&apos;escalier. &#xbb; Et les personnes qui entendaient cela de
s&apos;&#xe9;tonner de ma maladresse. Je ne les bl&#xe2;me pas de n&apos;avoir rien vu,
tant que l&apos;on n&apos;a jamais &#xe9;t&#xe9; confront&#xe9; &#xe0; cela, on ne peut pas
imaginer. Seule une amie a fait semblant de me croire, parce qu&apos;elle
aussi avait v&#xe9;cu ce genre de choses. Mais elle ne me sentait pas
pr&#xea;te &#xe0; en parler, et a respecter cela.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Je
pratiquais de plus en plus l&apos;&#xe9;vitement de situations conflictuelles,
et malgr&#xe9; mes efforts, elles arrivaient toujours. Quoi que je dise,
quoi que je fasse, il fallait que &#xe7;a craque. Il ne se passait plus
un mois sans qu&apos;il y aie de violence &#xe0; la maison. A croire qu&apos;il lui
fallait sa dose ! &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Il
prenait de moins en moins de pr&#xe9;cautions. C&apos;&#xe9;tait de plus en plus
fort, et dans les coups, et dans les cris. J&apos;ai souvenir d&apos;une sc&#xe8;ne
particuli&#xe8;rement terrible, &#xe0; l&apos;issue de laquelle il me laissa
inanim&#xe9;e sur le carreau. Cheveux arrach&#xe9;s, l&#xe8;vres &#xe9;clat&#xe9;es,
corps couvert de bleus divers et vari&#xe9;s. On pourrait penser qu&apos;apr&#xe8;s
cela, il se serait inqui&#xe9;t&#xe9; de savoir comment j&apos;allais... H&#xe9; bien
pas du tout ! Je repris connaissance seule, totalement terroris&#xe9;e.
La derni&#xe8;re pens&#xe9;e que j&apos;avais eue avant de sombrer, c&apos;&#xe9;tait de me
dire que cette fois tout &#xe9;tait termin&#xe9;, qu&apos;il allait me tuer.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment
vous dire quel f&#xfb;t mon d&#xe9;sespoir &#xe0; mon r&#xe9;veil. Certes, la douleur
&#xe9;tait l&#xe0;, pas un membre qui ne me fasse atrocement souffrir, mais
la pire souffrance &#xe9;tait de me dire que &#xe7;a n&apos;&#xe9;tait qu&apos;un &#xe9;pisode
de plus, et que mon calvaire n&apos;&#xe9;tait pas termin&#xe9;. Que tout pouvait
recommencer &#xe0; la moindre occasion. Ce jour-l&#xe0;, j&apos;ai pens&#xe9; mes
plaies comme j&apos;ai pu, tremblant et pleurant. J&apos;&#xe9;tais terroris&#xe9;e &#xe0;
l&apos;id&#xe9;e de le revoir, &#xe0; l&apos;id&#xe9;e qu&apos;il me parle ou qu&apos;il me touche.
Une peur visc&#xe9;rale, qui glace jusqu&apos;au plus profond de soi, qui
donne envie de vomir. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Ce
soir l&#xe0;, alors que j&apos;&#xe9;tais recroquevill&#xe9;e en &#xe9;tat de choc au fond
du lit, il se mit dans la t&#xea;te de me faire l&apos;amour. &#xc9;tait-il
aveugle ? Ne voyait-il pas mon corps martyris&#xe9; qui n&apos;en pouvait plus
? Ou alors, ce qui serait le comble de l&apos;horreur, ce corps martyris&#xe9;
l&apos;excitait-il ? Je ne l&apos;ai jamais su. Je pense aujourd&apos;hui, qu&apos;il n&apos;y
a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Il &#xe9;tait dans le
d&#xe9;ni le plus total, car &#xe7;a lui permettait de vivre tranquillement,
sans avoir &#xe0; se remettre en question. Apr&#xe8;s l&apos;horreur des coups,
vint l&apos;horreur intime... Celle qui tue de l&apos;int&#xe9;rieur, sans que
personne ne puisse rien voir. Je n&apos;osais pas m&apos;opposer &#xe0; lui, tant
j&apos;avais peur que la folie ne recommence. Bien s&#xfb;r, je n&apos;ai pas dit
&#xab; Non ! &#xbb;, je n&apos;ai pas cri&#xe9;. Je me suis content&#xe9;e de
pleurer le plus silencieusement possible pendant qu&apos;il labourait mon
corps avec acharnement. Son sexe &#xe9;tait une arme qui, &#xe0; chaque coup,
ouvrait une nouvelle plaie en moi.&amp;nbsp; &amp;nbsp;J&apos;&#xe9;tais en mode de survie,
parce que je sentais que la moindre r&#xe9;action de ma part&amp;nbsp; pouvait m&apos;entrainer vers un nouveau d&#xe9;chainement&amp;nbsp; &amp;nbsp;de violence. Difficile
&#xe0; comprendre pour quiconque n&apos;est jamais pass&#xe9; par l&#xe0;, mais c&apos;est
une r&#xe9;alit&#xe9;.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Je
n&apos;avais jamais entendu parler des viols conjugaux, d&apos;ailleurs je ne
suis m&#xea;me pas sure qu&apos;&#xe0; cette &#xe9;poque (nous &#xe9;tions en 1991), ils
aient &#xe9;t&#xe9; r&#xe9;prim&#xe9;s par la loi. A la honte d&apos;&#xea;tre battue est venu
se rajouter celle du viol subi, et qui malheureusement ne serait pas le seul. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Cette
ann&#xe9;e 1991, je subis&amp;nbsp; encore bien d&apos;autres &#xe9;pisodes de ce genre.
Mon corps changea, victime premi&#xe8;re du stress quotidien, ce qui
donna de nouveau l&apos;occasion &#xe0; mon conjoint d&apos;en rajouter dans les
humiliations verbales. Mes tranquillisants &#xe9;taient devenus mes plus
fid&#xe8;les alli&#xe9;s.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Durant
l&apos;&#xe9;t&#xe9;, par un beau dimanche ensoleill&#xe9;, une fois de plus il
m&apos;imposait sa dictature. J&apos;avais pass&#xe9; ma fin de matin&#xe9;e &#xe0;
repasser, pr&#xe9;parer le d&#xee;ner, et monsieur ne daignait pas vouloir se
lever. A quatorze heures, apr&#xe8;s que j&apos;aie tent&#xe9; une nouvelle fois
de le tirer du lit, j&apos;eus droit &#xe0; un cinglant &#xab; Occupe toi du
linge et fout moi la paix. &#xbb; Cette fois s&apos;en &#xe9;tait trop,
j&apos;avais besoin de m&apos;&#xe9;vader. Dans une col&#xe8;re noire, je d&#xe9;cidai de
m&apos;&#xe9;vader quelques heures. Un couple d&apos;amis vivaient non loin de chez
nous, aussi je pris parti d&apos;aller les voir. A pieds, puisque bien
qu&apos;ayant le permis de conduire, je n&apos;&#xe9;tais soit-disant pas capable
de conduire la voiture. Cet apr&#xe8;s-midi fut une vraie bouff&#xe9;e
d&apos;oxyg&#xe8;ne. Je crois me souvenir avoir alors parl&#xe9; pour la premi&#xe8;re
fois de ce que je vivais au quotidien, mais je n&apos;en suis pas sure.
Peu importe de toute fa&#xe7;on, puisque la loi du silence n&apos;allait pas
tarder &#xe0; vaciller. Moins d&apos;une heure apr&#xe8;s mon arriv&#xe9;e, il
t&#xe9;l&#xe9;phonait pour savoir si quelqu&apos;un m&apos;avait vu. Le secret fut
gard&#xe9;, &#xe0; ma demande. Je n&apos;avais pas envie de le voir venir faire un
scandale. Nous d&#xe9;cid&#xe2;mes d&apos;aller faire une ballade, histoire de ne
plus entendre le t&#xe9;l&#xe9;phone sonner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rentrai &#xe0; la maison
vers 18 heures. Les amis m&apos;avaient d&#xe9;pos&#xe9;e au bout de la rue, je ne
voulais pas les impliquer de quelque fa&#xe7;on que ce soit dans nos
probl&#xe8;mes de couple. A peine avais-je franchi le seuil de la porte
que je su que je n&apos;avais encore pas connu le pire. Cette fois, je ne
me tus pas. Ce fut plus fort que moi, je r&#xe9;pondis &#xe0; chacune de ses
attaques verbales. Parce que ses insinuations &#xe9;taient odieuses,
parce que sa jalousie maladive &#xe9;tait d&#xe9;plac&#xe9;e, parce que j&apos;avais
atteint un point de non retour dans la r&#xe9;volte. Alors qu&apos;il
commen&#xe7;ait &#xe0; me menacer, je m&apos;emparai du t&#xe9;l&#xe9;phone, et appelai
l&apos;amie avec qui j&apos;avais pass&#xe9; l&apos;apr&#xe8;s-midi. J&apos;eus tout juste le
temps de crier &#xab; Au secours ! &#xbb; avant qu&apos;il ne m&apos;arrache
le combin&#xe9; des mains. Je vous laisse imaginer la violence qui
d&#xe9;ferla sur moi. Cette fois, la peur n&apos;&#xe9;tait plus que dans mon
camp. Il n&apos;arr&#xea;tait pas de r&#xe9;p&#xe9;ter &#xab; Si j&apos;ai des probl&#xe8;mes
par ta faute, tu me le paieras tr&#xe8;s cher ! &#xbb; De mon c&#xf4;t&#xe9;, je
me prot&#xe9;geais du mieux que je pouvais, dans l&apos;espoir que quelque
chose arriverait. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Dix
minutes plus tard, ce que j&apos;esp&#xe9;rais arriva. J&apos;entendis du bruit
dans la cage d&apos;escalier, puis quelqu&apos;un frappa &#xe0; la porte. L&apos;amie
que j&apos;avais appel&#xe9;e au secours &#xe9;tait l&#xe0;, demandant &#xe0; me voir.
Comme par miracle, les coups cess&#xe8;rent imm&#xe9;diatement. Une phrase
murmur&#xe9;e, dents serr&#xe9;es &#xab; Si tu parles, tu es morte. &#xbb;
Devant l&apos;insistance de notre amie, il ne pu faire autrement que
d&apos;ouvrir, mais au lieu de tenter une justification, il l&apos;empoigna
violemment pour la pr&#xe9;cipiter dans l&apos;escalier, en lui hurlant de
s&apos;occuper de ses affaires. J&apos;&#xe9;tais mortifi&#xe9;e... Non seulement
j&apos;avais mis en danger cette amie, mais j&apos;allais devoir faire face aux
cons&#xe9;quences de mon appel. Lui, pour le coup, avait perdu son
assurance. La peur se lisait dans ses yeux. Les coups recommenc&#xe8;rent,
plus violents que jamais, jusqu&apos;&#xe0; ce que se firent entendre des
sir&#xe8;nes de police. L&#xe0;, je le vis changer de couleur, trembler... Je
l&apos;entends encore me dire &#xab; Voil&#xe0;, tu es contente ! Par ta
faute, je vais avoir des probl&#xe8;mes ! &#xbb; J&apos;&#xe9;tais partag&#xe9;e
entre deux sentiments contradictoires : le soulagement de voir que ma
souffrance avait &#xe9;t&#xe9; entendue, et que l&apos;on avait tout mis en œuvre
pour m&apos;aider, et la peur de ce qui allait arriver. Il me mit une
derni&#xe8;re fois la pression, puis on frappa &#xe0; la porte. &#xab; Gendarmerie
Nationale, veuillez ouvrir ! &#xbb; Plus possible pour lui de
reculer, il &#xe9;tait au pied du mur, et moi avec. Il me lan&#xe7;a un
regard meurtrier avant d&apos;ouvrir la porte.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Aussit&#xf4;t,
trois gendarmes entr&#xe8;rent, disant avoir &#xe9;t&#xe9; appel&#xe9;s par des
personnes signalant des violences chez nous. Je n&apos;ai pas de souvenirs
pr&#xe9;cis de ce qu&apos;il leur a r&#xe9;pondu, je n&apos;&#xe9;tais pas en &#xe9;tat de quoi
que ce soit. Je me souviens seulement que j&apos;ai perdu ce jour-l&#xe0;,
l&apos;occasion d&apos;abr&#xe9;ger mon calvaire. Aux questions des gendarmes, j&apos;ai
r&#xe9;pondu de fa&#xe7;on &#xe9;vasive, minimisant ce qui s&apos;&#xe9;tait pass&#xe9;. Il
faut dire aussi, &#xe0; ma d&#xe9;charge, qu&apos;ils n&apos;ont pas &#xe9;t&#xe9; tr&#xe8;s fins.
Plut&#xf4;t que de l&apos;&#xe9;loigner, pour pouvoir me questionner en toute
tranquillit&#xe9; et sans pression, c&apos;est devant lui qu&apos;ils m&apos;ont
questionn&#xe9;e. Certes, il ne disait rien, mais ses yeux &#xe9;taient
autant de r&#xe9;volvers braqu&#xe9;s droit sur moi, pr&#xea;ts &#xe0; tirer. Je
l&apos;avoue, j&apos;ai &#xe9;t&#xe9; l&#xe2;che, et je n&apos;ai pas pu, pas su, dire
l&apos;effroyable r&#xe9;alit&#xe9;, hurler ma souffrance. Pourtant, celle-ci
&#xe9;tait bien visible, j&apos;&#xe9;tais d&#xe9;figur&#xe9;e par les coups. Je me
souviens du regard de l&apos;un des gendarmes, qui ne comprenait pas mon
silence, qui n&apos;a pas su d&#xe9;tecter ma peur. Ou plut&#xf4;t si, je crois
qu&apos;il a fort bien compris, mais &#xe0; l&apos;&#xe9;poque, rien n&apos;&#xe9;tait vraiment
fait pour lutter contre les violences conjugales. On allait en prison
pour battre son chien, pas pour battre sa femme ! Il aurait suffit de
si peu de choses ce jour-l&#xe0; pour que tout s&apos;arr&#xea;te... Un peu
d&apos;empathie, un &#xe9;loignement de mon bourreau, et j&apos;aurais tout
racont&#xe9;. &#xc7;a ne s&apos;est pas trouv&#xe9;. Bient&#xf4;t, la porte d&apos;entr&#xe9;e se
referma sur les uniformes bleus, et je me retrouvai seule avec lui.
Il avait conscience d&apos;en avoir r&#xe9;chapp&#xe9; de justesse, et me reprocha
mon inconscience. Par ma faute, les gendarmes &#xe9;taient venus chez lui
! Par ma faute, ils avaient failli l&apos;embarquer... De nouveau, et
comme d&apos;habitude, j&apos;&#xe9;tais la seule fautive de cet &#xe9;pisode. A cette
culpabilit&#xe9; &#xe9;crasante, vint se rajouter celle de ma l&#xe2;chet&#xe9;.
J&apos;avais honte vis &#xe0; vis de l&apos;amie que j&apos;avais appel&#xe9;e, et qui avait
tout fait pour moi... Honte de ne pas avoir su profiter de cette
aide, je me m&#xe9;prisais du plus profond de moi-m&#xea;me.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Ce
soir l&#xe0;, je pris quatre Lexomil complets. Je ne suis pas s&#xfb;re qu&apos;il
y aie eu une volont&#xe9; d&apos;en finir, mais je ne voulais plus penser, je
ne voulais plus souffrir. Juste dormir, le plus longtemps possible.
Je n&apos;ai plus de souvenir de m&apos;&#xea;tre endormie, simplement celui du
r&#xe9;veil, le lendemain en fin de matin&#xe9;e. J&apos;avais dormi dix-sept
heures sans interruption, sans que quiconque ne se soucie de savoir
si je me r&#xe9;veillerais. Il m&apos;avait couch&#xe9;e, et &#xe9;tait parti le matin
au boulot, comme si de rien n&apos;&#xe9;tait. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;C&apos;est
dans les jours qui suivirent que je parlai pour la premi&#xe8;re fois &#xe0;
des proches du calvaire de ma vie. La premi&#xe8;re personne &#xe0;
m&apos;entendre fut ma sœur a&#xee;n&#xe9;e. Pourquoi elle, puisqu&apos;elle vivait
tr&#xe8;s loin ? Je n&apos;en sais rien... Peut &#xea;tre justement du fait que je
n&apos;aurais pas &#xe0; affronter son regard. Je l&apos;appelai un jour, en
larmes. Lorsqu&apos;elle m&apos;a demand&#xe9; ce qui se passait, je n&apos;ai rien pu
dire d&apos;autre que ces quelques mots &#xab; Il me bat, je suis &#xe0; bout
! &#xbb; Aucune remise en cause de mes propos, juste &#xab; Raccroche,
je te rappelle dans 5 minutes &#xbb;. Bien qu&apos;&#xe9;loign&#xe9;e et avec une
grande diff&#xe9;rence d&apos;&#xe2;ge, elle fut la premi&#xe8;re &#xe0; qui j&apos;arrivai &#xe0;
confier mon enfer quotidien. Elle ne me jugea pas, mais m&apos;&#xe9;couta,
demandant de temps &#xe0; autre des pr&#xe9;cisions sur certains points,
cherchant &#xe0; comprendre. Elle me dit alors que je ne pouvais pas
rester dans cette situation, que &#xe7;a n&apos;&#xe9;tait pas normal et que je
devais fuir. Seulement voil&#xe0;, fuir pour aller o&#xf9; ? Je n&apos;avais pas
de travail, l&apos;appartement &#xe9;tait &#xe0; lui... Sans compter les quelques
meubles que je pouvais avoir, que je devais pouvoir mettre quelque
part. En tout cas, d&apos;avoir partag&#xe9; mon fardeau avec quelqu&apos;un me fit
un bien fou. Comme si d&apos;un coup, il pesait moins lourd. Je savais que
j&apos;avais une oreille attentive quelque part, qui ne contestait pas la
r&#xe9;alit&#xe9; de ce que je subissais. Pour la premi&#xe8;re fois, ma
culpabilit&#xe9; &#xe9;tait mise en doute par un tiers.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;A suivre...
&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 05 Dec 2009 23:48:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le pi&#xe8;ge s&apos;installe</title><dc:creator>Laurisa</dc:creator><link>http://isafantasmagorie.canalblog.com/archives/2009/12/05/16036394.html</link><category>R&#xe9;cit des ann&#xe9;es sombres...</category><category>m&#xe9;moire</category><category>r&#xe9;cit</category><category>t&#xe9;moignage</category><category>violence conjugale</category><category>v&#xe9;cu</category><comments>http://isafantasmagorie.canalblog.com/archives/2009/12/05/16036394.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://isafantasmagorie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/16036394/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://isafantasmagorie.canalblog.com/archives/2009/12/05/16036394.html</guid><description>&lt;meta http-equiv=&quot;CONTENT-TYPE&quot; content=&quot;text/html; charset=utf-8&quot; /&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name=&quot;GENERATOR&quot; content=&quot;OpenOffice.org 3.1 (Win32)&quot; /&gt;&lt;style type=&quot;text/css&quot;&gt;
&amp;amp;lt;!--
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--&amp;amp;gt;
&lt;/style&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Pourquoi
ne dit-on jamais aux petites filles que la vie n&apos;est pas un conte de
f&#xe9;es, et que parfois, le prince charmant se change en vilain crapaud
peu apr&#xe8;s le premier baiser...&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;C&apos;est
ainsi que je pourrais d&#xe9;buter mon histoire, car tel fut le cas pour
moi. Jeune, je l&apos;&#xe9;tais... Vingt-trois printemps, confiante en
l&apos;avenir, la t&#xea;te pleine de r&#xea;ves d&apos;&#xab;amour toujours&#xbb;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Tout
commen&#xe7;a au printemps 1990. Le d&#xe9;but d&apos;ann&#xe9;e n&apos;avait pas &#xe9;t&#xe9;
facile pour moi, puisque je sortais d&apos;une histoire d&apos;amour qui
s&apos;&#xe9;tait mal termin&#xe9;e. Ma premi&#xe8;re vraie passion amoureuse, et ma
premi&#xe8;re grande souffrance. Point de cette relation, qui fut somme
toute assez belle, mais de la rupture. Rien que de normal finalement.
Toutes les jeunes filles pensent qu&apos;elles ne survivront pas &#xe0; la fin
d&apos;un amour. Je suis donc pass&#xe9;e par quelques mois de d&#xe9;pression,
durant lesquels je n&apos;avais plus go&#xfb;t &#xe0; grand chose. J&apos;avais des
amies avec qui je sortais, mais le cœur n&apos;y &#xe9;tait pas vraiment,
concentr&#xe9; qu&apos;il &#xe9;tait sur son chagrin.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;C&apos;est
une amie, qui &#xe0; l&apos;&#xe9;poque travaillait pour une agence matrimoniale,
qui eut l&apos;id&#xe9;e. Et pourquoi pas m&apos;inscrire dans ses fichiers ? Je
trouvai l&apos;id&#xe9;e saugrenue, mais &#xe0; force de persuasion, elle finit
par me convaincre que je n&apos;avais rien &#xe0; perdre. L&apos;inscription &#xe9;tait
gratuite, et ensuite je n&apos;aurais plus qu&apos;&#xe0; honorer les rendez-vous
qu&apos;elle me proposerait. Le jeu finit m&#xea;me par m&apos;amuser !&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt; &lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;&lt;br /&gt;Les
rendez-vous se succ&#xe9;d&#xe8;rent durant un moment, d&#xe9;cevants la plupart
du temps, voir cocasses. Je vis tout durant cette p&#xe9;riode, de
l&apos;homme mari&#xe9; qui recherchait des cinq-&#xe0;-sept, au jeunot timide et
boutonneux, incapable de prononcer une phrase correcte devant une
femme. Je pr&#xe9;f&#xe9;rai en rire, sinon c&apos;eut &#xe9;t&#xe9; limite sordide. Mais
&#xe7;a eu au moins le m&#xe9;rite de m&apos;emp&#xea;cher de penser trop, et de me
sortir de mes id&#xe9;es noires.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt; &lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;&lt;br /&gt;A
l&apos;&#xe9;poque, je vivais encore chez mes parents. Quelques petits jobs
occasionnels m&apos;assuraient une&amp;nbsp; relative autonomie financi&#xe8;re, mais
pas suffisante pour que je sois ind&#xe9;pendante. Les rapports &#xe0; la
maison n&apos;&#xe9;taient pas toujours simples... L&#xe0; encore, rien que de
normal. Pour mes parents, j&apos;&#xe9;tais toujours la petite fille qui
devait ob&#xe9;issance, alors que j&apos;&#xe9;tais une jeune femme qui aspirait &#xe0;
prendre son envol vers la libert&#xe9;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;C&apos;est
en mai que je l&apos;ai rencontr&#xe9;. &#xc9;ni&#xe8;me rendez-vous organis&#xe9; par
l&apos;agence, nous nous &#xe9;tions donn&#xe9; rendez-vous sur un parking de
supermarch&#xe9;, un samedi apr&#xe8;s-midi. Il faisait beau et chaud, et&amp;nbsp; il
&#xe9;tait en retard ! D&#xe9;j&#xe0; l&#xe0;, j&apos;aurais d&#xfb; me m&#xe9;fier... Un homme
qui n&apos;est pas fichu d&apos;&#xea;tre &#xe0; l&apos;heure au premier rencard, c&apos;est pas
clair. Je ne sais m&#xea;me pas pourquoi j&apos;ai attendu, car j&apos;ai&amp;nbsp; horreur
des gens non ponctuels. C&apos;est quelque chose qui m&apos;insupporte
totalement... Le fait est que ce jour l&#xe0;, j&apos;attendis. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Il
finit par arriver, et nous all&#xe2;mes prendre un pot dans un bistrot
tranquille. Nous parl&#xe2;mes beaucoup, de ce que nous aimions, ou pas,
de notre fa&#xe7;on de voir la vie. Le courant passait bien, la
conversation &#xe9;tait agr&#xe9;able, et lui aussi. Je ne dirai pas que je
suis tomb&#xe9;e sous le charme, mais disons que je fus suffisamment
intrigu&#xe9;e pour avoir envie de le revoir. Ce que nous f&#xee;mes le
samedi suivant.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;&#xc7;a
ne fut qu&apos;au troisi&#xe8;me rendez-vous que nous nous rapproch&#xe2;mes
vraiment. Premier baiser, d&#xee;ner au restaurant, discours rassurant et
s&#xe9;ducteur... J&apos;&#xe9;tais tomb&#xe9;e amoureuse. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Tout
se passa le plus normalement du monde durant les deux premiers mois.
Il faut dire que je travaillais, et nous ne nous voyions que le
week-end. Difficile d&apos;&#xe9;valuer quelqu&apos;un, lorsque l&apos;on ne partage que
les bons moments. Puis virent mes cong&#xe9;s estivaux. Nous en avions
parl&#xe9;, et nous &#xe9;tions mis d&apos;accord sur le fait que j&apos;irais passer
une semaine chez lui. Pas de cong&#xe9; partag&#xe9;, puisqu&apos;il
travaillerait, mais tout de m&#xea;me beaucoup de temps ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C&apos;est
le cœur l&#xe9;ger que je partis, avec un n&#xe9;cessaire pour ces huit
jours tant attendus. Nous appr&#xee;mes &#xe0; mieux nous conna&#xee;tre, &#xe0;
vivre c&#xf4;te &#xe0; c&#xf4;te. C&apos;est l&#xe0; qu&apos;il me parla plus en d&#xe9;tail de sa
pr&#xe9;c&#xe9;dente relation. Oui, il avait v&#xe9;cu avec une fille, et &#xe7;a
c&apos;&#xe9;tait mal pass&#xe9;. D&apos;apr&#xe8;s ses dires, elle avait tous les d&#xe9;fauts
de la terre, l&apos;avait tromp&#xe9; entre autre, ce qui avait conduit &#xe0; la
rupture apr&#xe8;s quelques ann&#xe9;es. J&apos;&#xe9;coutais, compatissante envers
cet homme qui avait &#xe9;t&#xe9; bafou&#xe9;, et me promettais bien de lui faire
conna&#xee;tre autre chose. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier signal d&apos;alerte fut un
matin de cette fameuse semaine. Il &#xe9;tait au travail, et je faisais
du rangement dans l&apos;appartement, lorsque tomba d&apos;une &#xe9;tag&#xe8;re de la
chambre une enveloppe ouverte. La date &#xe9;tait d&#xe9;j&#xe0; ancienne, mais
je ne pu r&#xe9;primer ma curiosit&#xe9;. C&apos;&#xe9;tait une lettre de son ex
compagne, dans laquelle elle posait des questions simples et claires,
dont la plus &#xe9;vidente &#xe9;tait &#xab; Pourquoi m&apos;as-tu battue ? &#xbb;
&lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Je
ne peux pas dire que &#xe7;a ne m&apos;aie pas interpell&#xe9;e, mais apr&#xe8;s tout
ce qu&apos;il m&apos;avait dit sur la demoiselle, je me suis prise &#xe0; penser
que, peut &#xea;tre, elle avait provoqu&#xe9; les coups qu&apos;elle avait pris. A
cette &#xe9;poque, les violences conjugales &#xe9;taient pour moi quelque
chose d&apos;inconnu, et je n&apos;imaginais pas du tout que des coups
pouvaient &#xea;tre donn&#xe9;s gratuitement. Je rangeai la lettre &#xe0; sa
place, et n&apos;y fit aucune allusion &#xe0; son retour. Pourquoi ? Parce que
je me sentais &#xab; galeuse &#xbb; d&apos;avoir lu un courrier qui ne
m&apos;&#xe9;tait pas destin&#xe9;, tout simplement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dimanche soir
arriva, et je devais rentrer chez mes parents. Nous din&#xe2;mes, puis je
pr&#xe9;parai mes affaires tranquillement. J&apos;attendis alors qu&apos;il me
raccompagne, je n&apos;avais pas de voiture. C&apos;est l&#xe0; qu&apos;eut lieu le
premier clash. A l&apos;heure de partir, il se mit &#xe0; exiger de v&#xe9;rifier
mon sac, afin de voir si je ne lui avais rien d&#xe9;rob&#xe9;. Lorsque
j&apos;entendis cela, je fus envahie d&apos;indignation. Comment pouvait-il
imaginer une seule seconde que j&apos;&#xe9;tais une voleuse ? &#xc7;a me
d&#xe9;passait ! Je le lui dis d&apos;ailleurs avec force v&#xe9;h&#xe9;mence. Hors de
question que je c&#xe8;de &#xe0; son d&#xe9;sir, je n&apos;ouvrirais pas mon sac. Le
bras de fer dura un bon moment, mais il ne r&#xe9;ussit pas &#xe0; infl&#xe9;chir
ma d&#xe9;cision. Il finit par accepter de me raccompagner, et nous nous
quitt&#xe2;mes en froid, devant la maison de mes parents. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Durant
trois ou quatre jours, je n&apos;eus aucune nouvelle de lui. J&apos;&#xe9;voquai
bri&#xe8;vement l&apos;incident avec ma m&#xe8;re, mais en minimisant car apr&#xe8;s
coup, je me sentais coupable. &#xab; Toi et ton sale caract&#xe8;re ! &#xbb;
Me dit-elle alors... Apr&#xe8;s r&#xe9;flexion, comment lui reprocher son
manque de confiance, alors qu&apos;il avait &#xe9;t&#xe9; trahi par sa pr&#xe9;c&#xe9;dente
compagne ? Puisque je n&apos;avais rien &#xe0; me reprocher, j&apos;aurais pu
accepter d&apos;ouvrir mon sac, et ainsi montrer que j&apos;&#xe9;tais digne de
confiance... Si... Si... C&apos;est finalement moi qui pris l&apos;initiative
de l&apos;appeler, en m&apos;excusant d&apos;avoir &#xe9;t&#xe9; aussi t&#xea;tue.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Sans
le savoir, je venais ce jour l&#xe0;, d&apos;entrer dans la&amp;nbsp; nasse qui me
tiendrait prisonni&#xe8;re durant quatre ans. A partir de l&#xe0;, tout s&apos;est
acc&#xe9;l&#xe9;r&#xe9;. Mes s&#xe9;jours chez lui &#xe9;taient de plus en plus longs,
petit &#xe0; petit, je m&apos;installai dans le petit appartement, imprimant
mes go&#xfb;ts &#xe0; la d&#xe9;coration int&#xe9;rieure. De son c&#xf4;t&#xe9;, il se
montrait charmant et pr&#xe9;venant. J&apos;arrivai &#xe0; la fin de mon contrat
de travail, et ce fut un soulagement, car les allers-retours en bus
chaque jour &#xe9;taient longs et fatiguants. Je profitai donc d&apos;une
courte p&#xe9;riode de ch&#xf4;mage pour m&apos;occuper de mon int&#xe9;rieur et me
reposer un peu. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Doucement,
je commen&#xe7;ai &#xe0; me couper de mes amis, pour fr&#xe9;quenter les siens.
Oh, &#xe7;a n&apos;est pas qu&apos;ils &#xe9;taient tr&#xe8;s int&#xe9;ressants, mais je
trouvais cela normal que de les accepter et d&apos;&#xea;tre accept&#xe9;e par
eux. Je n&apos;y voyais aucune malice, na&#xef;ve que j&apos;&#xe9;tais. Quand &#xe0; mes
parents, nous les voyions chaque week-end, pour un d&#xe9;jeuner en
famille, sans compter les nombreux coups de fil maternels (il faut
dire qu&apos;elle &#xe9;tait atteinte de t&#xe9;l&#xe9;phonite aig&#xfc;e). &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Sa
famille &#xe0; lui, on la voyait peu. Il m&apos;avait racont&#xe9; comment il
avait perdu sa m&#xe8;re &#xe0; l&apos;&#xe2;ge de seize ans, et &#xe0; quel point &#xe7;a
l&apos;avait marqu&#xe9;. Comment il avait quitt&#xe9; son p&#xe8;re parce que leur
relation &#xe9;tait mauvaise. Nous renou&#xe2;mes cependant des relations
ponctuelles avec ses fr&#xe8;res a&#xee;n&#xe9;s. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Je
trouvai peu apr&#xe8;s un nouveau remplacement dans une entreprise
proche. Le travail en lui-m&#xea;me n&apos;&#xe9;tait pas d&#xe9;plaisant, mais
l&apos;ambiance qui r&#xe9;gnait &#xe9;tait d&#xe9;testable. J&apos;y passai trois mois, et
je vis arriver le terme de mon contrat sans aucun regret. Ne plus
avoir &#xe0; subir les brimades quotidiennes fut pour moi un r&#xe9;el
soulagement.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;J&apos;entrai
alors dans une p&#xe9;riode d&apos;inactivit&#xe9; assez longue, et je pense que
c&apos;est ce qui conditionna l&apos;&#xe9;volution de notre relation. &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Je
ne saurais dire quand arriv&#xe8;rent les premi&#xe8;res r&#xe9;flexions, tant
les choses se firent de fa&#xe7;on insidieuse. Je n&apos;arrive m&#xea;me pas &#xe0;
me souvenir quand je re&#xe7;u la premi&#xe8;re gifle. Tout ce dont je me
souviens, c&apos;est que lorsque c&apos;est arriv&#xe9;, j&apos;&#xe9;tais d&#xe9;j&#xe0;
conditionn&#xe9;e. Si d&apos;embl&#xe9;e, c&apos;&#xe9;tait arriv&#xe9; au d&#xe9;but de notre
relation, je serais imm&#xe9;diatement partie. Mais l&#xe0; non, mon
conditionnement &#xe9;tait d&#xe9;j&#xe0; tellement bien verrouill&#xe9;, que je
restai sans r&#xe9;action. Pire, de suite de me suis dit que c&apos;&#xe9;tait de
ma faute.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Il
faut dire qu&apos;il savait bien me culpabiliser. R&#xe9;guli&#xe8;rement j&apos;avais
droit aux &#xab; Moi je travaille &#xbb;, qui me faisaient bien
sentir que quelque part, j&apos;&#xe9;tais une charge. Cela justifiait
d&apos;embl&#xe9;e le fait qu&apos;il ne se levait pas avant quatorze, voir quinze
heures ou ne se couchait pas avant trois heures du matin le week-end.
Mais je devais tout de m&#xea;me pr&#xe9;parer le repas, au cas o&#xf9; il se
l&#xe8;ve plus t&#xf4;t ! Je devais faire mon travail &#xe0; la maison, tout en
&#xe9;vitant de le r&#xe9;veiller. Tr&#xe8;s simple, lorsque l&apos;on vit dans un
deux pi&#xe8;ces ! &lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, sans-serif&quot;&gt;Je
crois que la premi&#xe8;re gifle d&#xfb; arriver pour quelque chose de cet
ordre l&#xe0;. Un bruit qu&apos;il jugea inopportun et d&#xe9;rangeant, alors
qu&apos;il se reposait. J&apos;en fus tellement estomaqu&#xe9;e, que je restai sans
r&#xe9;action. Et puis, &#xe7;a n&apos;&#xe9;tait qu&apos;une gifle apr&#xe8;s tout... Le genre
de chose qui, croyais-je, peut arriver &#xe0; tout le monde. D&#xe8;s le
lendemain, il se montra de nouveau charmant, ne sachant quoi faire
pour me faire plaisir. Pour moi, l&apos;incident &#xe9;tait clos. Je ne savais
pas, &#xe0; l&apos;&#xe9;poque, qu&apos;accepter le plus petit geste de violence
ouvrirait la porte &#xe0; tout le reste. Dans un monde rationnel,
personne ne peut imaginer cela. Comment aurais-je pu imaginer que je
mettais les pieds dans ce que l&apos;on pourrait appeler &#xab; la
quatri&#xe8;me dimension &#xbb;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;A suivre...
&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 05 Dec 2009 00:29:00 GMT</pubDate></item><item><title>Deuxi&#xe8;me publication pour 2010</title><dc:creator>Laurisa</dc:creator><link>http://isafantasmagorie.canalblog.com/archives/2009/12/02/16003883.html</link><category>Les publications d&apos;Isabelle Lor&#xe9;dan...</category><category>Edition La Musardine</category><category>Isabelle Lor&#xe9;dan</category><category>Les m&#xe9;moires d&apos;un amant</category><category>nouvelle &#xe9;rotique</category><category>&#xe9;dition</category><comments>http://isafantasmagorie.canalblog.com/archives/2009/12/02/16003883.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://isafantasmagorie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/16003883/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://isafantasmagorie.canalblog.com/archives/2009/12/02/16003883.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Edition... suite. Je vous faisais part en septembre de la publication par les Editions Blanche, de mon texte &lt;a href=&quot;http://isafantasmagorie.canalblog.com/archives/2008/11/17/11397595.html&quot;&gt;&amp;quot;Les feux de l&apos;enfer&amp;quot;&lt;/a&gt;, dans leur ouvrage collectif &#xe0; para&#xee;tre en 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu de temps apr&#xe8;s, un ami me signalait que La Musardine recherchait des nouvellistes dans le but de monter une collection comparable, et je d&#xe9;cidai alors de tenter ma chance. J&apos;envoyai trois textes : ceux que j&apos;avais d&#xe9;j&#xe0; propos&#xe9;s &#xe0; Franck Spengler (sans trop y croire, puisque d&#xe9;j&#xe0; recal&#xe9;s une premi&#xe8;re fois), et une version revue et corrig&#xe9;e de &amp;quot;Les m&#xe9;moires d&apos;un amant&amp;quot;. S&apos;il y en avait un susceptible d&apos;int&#xe9;resser un &#xe9;diteur, c&apos;&#xe9;tait bien &#xe0; mon avis ce dernier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J&apos;ai re&#xe7;u une r&#xe9;ponse n&#xe9;gative assez rapidement pour les deux premiers. Et enfin, courant novembre, un mail m&apos;est arriv&#xe9;, m&apos;informant que &lt;a href=&quot;http://isafantasmagorie.canalblog.com/archives/les_memoires_d_un_amant/index.html&quot;&gt;Les M&#xe9;moires d&apos;un Amant&lt;/a&gt; &#xe9;taient s&#xe9;lectionn&#xe9;es pour int&#xe9;grer l&apos;un de leurs ouvrages &#xe0; para&#xee;tre en septembre 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n&apos;ai pas plus de d&#xe9;tails pour l&apos;instant, il m&apos;a juste &#xe9;t&#xe9; indiqu&#xe9; que je serais recontact&#xe9;e ult&#xe9;rieurement. M&apos;enfin, deux nouvelles &#xe9;dit&#xe9;es dans la m&#xea;me ann&#xe9;e, et par les deux plus grandes maisons d&apos;&#xe9;dition &#xe9;rotique en France, &#xe7;a n&apos;est pas pour me d&#xe9;plaire, vous devez bien vous en douter. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voil&#xe0; qui me motive pour me remettre au clavier. J&apos;ai actuellement en t&#xea;te un projet que j&apos;esp&#xe8;re pouvoir mener &#xe0; bien, et qui pourrait aboutir &#xe0; un recueil complet. Je retenterai alors le coup, pour une &#xe9;dition en solo. Qui sait, c&apos;est toujours plus simple lorsque l&apos;on a un pied dans la maison non ? &lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 02 Dec 2009 08:31:00 GMT</pubDate></item><item><title>Du neuf sur &quot;La Butte Rouge&quot;</title><dc:creator>Laurisa</dc:creator><link>http://isafantasmagorie.canalblog.com/archives/2009/11/05/15689700.html</link><category>Aux armes citoyens !</category><comments>http://isafantasmagorie.canalblog.com/archives/2009/11/05/15689700.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://isafantasmagorie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15689700/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://isafantasmagorie.canalblog.com/archives/2009/11/05/15689700.html</guid><description>&lt;p&gt;Je vous invite &#xe0; faire un tour sur mon blog citoyen. Je l&apos;avais laiss&#xe9; en jach&#xe8;re, mais les r&#xe9;cents &#xe9;v&#xe9;nements m&apos;ont amen&#xe9;e &#xe0; y &#xe9;crire mon indignation...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;La Honte Nationale !
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Depuis quelques temps, on entend
des propos qui donnent la naus&#xe9;e. Non content d&apos;expulser des afghans
dans leur pays d&apos;origine, au risque de leurs vies, le sinistre Eric
Besson s&apos;est mis en devoir de surpasser son pr&#xe9;d&#xe9;cesseur Hortefeux dans
le z&#xe8;le...&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La suite&lt;strong&gt; &lt;a href=&quot;http://butterouge.canalblog.com/archives/2009/11/05/15689506.html&quot;&gt;ICI&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 05 Nov 2009 09:44:59 GMT</pubDate></item><item><title>C&apos;est reparti, et bien parti...</title><dc:creator>Laurisa</dc:creator><link>http://isafantasmagorie.canalblog.com/archives/2009/10/06/15327238.html</link><category>Journal de r&#xe9;gime</category><comments>http://isafantasmagorie.canalblog.com/archives/2009/10/06/15327238.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://isafantasmagorie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15327238/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://isafantasmagorie.canalblog.com/archives/2009/10/06/15327238.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il y a longtemps, j&apos;avais ouvert cette rubrique pour me motiver dans ma perte de poids. Si j&apos;&#xe9;tais bien partie, j&apos;avais &#xe9;t&#xe9; vite stopp&#xe9;e dans mes exercices par une vilaine sciatique et une p&#xe9;riartrite d&#xfb;es &#xe0; un usage immod&#xe9;r&#xe9; des appareils de musculation. J&apos;avais donc remis tout cela aux calendes grecques...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous y voici aux calendes grecques. Depuis la fin de l&apos;&#xe9;t&#xe9;, j&apos;ai d&#xe9;cid&#xe9; de me reprendre en mains. Et &#xe0; ce jour, je ne suis pas peu fi&#xe8;re d&apos;annoncer que j&apos;ai perdu 5 kilos. Tout cela, sans me priver ni m&apos;affamer, bien entendu, je ne suis pas folle. Il faut dire qu&apos;il fallait faire quelque chose, car non seulement j&apos;ai toujours eu une vilaine tendance au mauvais cholest&#xe9;rol, mais au vu de mes derni&#xe8;res analyses sanguines, j&apos;affichais un taux de tri-glyc&#xe9;rides affolant. Donc r&#xe9;gime sec, plus de charcuterie, plus de graisses, plus de f&#xe9;culents (ou tr&#xe8;s peu)... Pas envie de faire un p&#xe9;pin cardiaque, je sais que j&apos;arrive &#xe0; un &#xe2;ge o&#xf9; il faut faire attention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les premiers r&#xe9;sultats sont d&#xe9;j&#xe0; bien visibles n&#xe9;anmoins. Ma silhouette s&apos;affine, et je commence &#xe0; pouvoir remettre certaines petites choses qui &#xe9;taient stock&#xe9;es au grenier, car trop petites... Si d&apos;ici &#xe0; l&apos;&#xe9;t&#xe9; prochain, je pouvais avoir perdu les 15 kilos qui me restent (non pas pour retrouver ma sveltesse de jeune fille, mais pour enfin retrouver la ligne que j&apos;avais il y a 6 ans en arri&#xe8;re), &#xe7;a serait le nirvana. Surtout ne pas se laisser endormir par les sir&#xe8;nes culinaires hivernales, oublier les pots au feu, les blanquettes de veau et autre bourguignon. Mais le jeu en vaut la chandelle.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 06 Oct 2009 09:22:14 GMT</pubDate></item><item><title>Passage &#xe0; vide</title><dc:creator>Laurisa</dc:creator><link>http://isafantasmagorie.canalblog.com/archives/2009/10/03/15296686.html</link><category>Divers</category><category>fi&#xe8;vre</category><category>grippe A</category><category>sinusite</category><category>&#xe9;dition</category><comments>http://isafantasmagorie.canalblog.com/archives/2009/10/03/15296686.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://isafantasmagorie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15296686/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://isafantasmagorie.canalblog.com/archives/2009/10/03/15296686.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je d&#xe9;laisse quelque peu ce blog depuis quelques temps, et je m&apos;en excuse aupr&#xe8;s de mes lecteurs. Comme je vous l&apos;ai dit pr&#xe9;c&#xe9;demment, j&apos;ai eu pas mal de travail de r&#xe9;&#xe9;criture, qui m&apos;a bien absorb&#xe9;e, et puis surtout, quelques petits soucis de sant&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Rien de bien grave, mais du genre qui vous fout &#xe0; plat. D&#xe9;but septembre, ce fut un abc&#xe8;s &#xe0; un sein qui fut assez long &#xe0; gu&#xe9;rir... Et lundi, je me suis trouv&#xe9;e terrass&#xe9;e par la fi&#xe8;vre. 40&#xb0;2 l&apos;apr&#xe8;s-midi... Moi qui habite &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; de chez mon toubib, j&apos;ai du le faire venir &#xe0; la maison, &#xe9;tant dans l&apos;impossibilit&#xe9; de me tra&#xee;ner jusque chez lui. Arffffff... Verdict... GRIPPE A ! Bon, faut voir le bon c&#xf4;t&#xe9; des choses, je serai immunis&#xe9;e, mais bon... &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/72/32/88737/44687811.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; width=&quot;450&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/72/32/88737/44687811_p.jpg&quot; alt=&quot;Grippe_porcine&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Franchement, &#xe7;a n&apos;est ni plus ni moins dangereux pour le commun des mortels que la grippe normale. Deux jours de fi&#xe8;vre virulente, puis &#xe7;a s&apos;est arr&#xea;t&#xe9;. Il reste quand m&#xea;me une grande fatigue, je ne vous le cache pas. Surtout qu&apos;en cours de semaine, comme je n&apos;aime rien faire de simple, j&apos;ai embray&#xe9; sur une magistrale sinusite ! Plus de vingt ans que je n&apos;en avais pas fait, je ne me souvenais plus &#xe0; quel point &#xe7;a pouvait &#xea;tre douloureux (m&#xea;me pour une maso... rire). &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Vala donc, &#xe7;a fait un mois que j&apos;encha&#xee;ne antibiotiques, cortisone, antalgiques... J&apos;EN AI MARRE !!! C&apos;est quand que &#xe7;a s&apos;arr&#xea;te hein ? Je touche du bois, de la guenon (moi en l&apos;occurence), je suis m&#xea;me pr&#xea;te &#xe0; aller br&#xfb;ler un cierge s&apos;il le faut (c&apos;est dire !)&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais tout n&apos;est pas n&#xe9;gatif, loin de l&#xe0;. Je signe mon contrat d&apos;&#xe9;dition fin novembre, mais il n&apos;y aura qu&apos;un seul texte dans le recueil, le deuxi&#xe8;me a &#xe9;t&#xe9; jug&#xe9; de qualit&#xe9; moindre (ce que je reconnais volontiers). Nom d&apos;auteur : Isabelle Lor&#xe9;dan. Qui sait, il y en aura peut &#xea;tre d&apos;autres hein... Les &#xe9;ditions Pauvert ne m&apos;ont toujours pas r&#xe9;pondu apr&#xe8;s-tout !&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 03 Oct 2009 16:08:00 GMT</pubDate></item><item><title>Grande nouvelle !</title><dc:creator>Laurisa</dc:creator><link>http://isafantasmagorie.canalblog.com/archives/2009/09/17/15106711.html</link><category>Les publications d&apos;Isabelle Lor&#xe9;dan...</category><category>Editions Blanche</category><category>Isabelle Lor&#xe9;dan</category><category>nouvelle &#xe9;rotique</category><category>&#xe9;dition</category><comments>http://isafantasmagorie.canalblog.com/archives/2009/09/17/15106711.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://isafantasmagorie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15106711/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://isafantasmagorie.canalblog.com/archives/2009/09/17/15106711.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ma passion pour l&apos;&#xe9;criture &#xe9;rotique n&apos;est un myst&#xe8;re pour personne ici. J&apos;ai cr&#xe9;&#xe9; ce blog &#xe0; l&apos;origine, pour y publier mes petites histoires. Ma plume s&apos;am&#xe9;liorant, je me suis lanc&#xe9;e dans des nouvelles plus longues, mieux construites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a trois ans, j&apos;avais envoy&#xe9; quelques manuscrits &#xe0; des &#xe9;diteurs, mais le moment n&apos;&#xe9;tait pas opportun et &#xe7;a n&apos;avait rien donn&#xe9;. J&apos;ai mis &#xe0; profit ces trois ann&#xe9;es pour les peaufiner, les corriger, les am&#xe9;liorer. Et ce printemps, j&apos;ai retenter ma chance. L&#xe0; encore, un refus assez rapide de l&apos;un, et le silence des autres. Jusqu&apos;&#xe0; la semaine derni&#xe8;re... Textes trop longs pour pouvoir int&#xe9;grer un ouvrage collectif, mais on me demandait si j&apos;avais des textes qui pourraient cadrer avec un projet de ce genre. J&apos;ai soumis deux textes le soir m&#xea;me.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un texte pr&#xe9;s&#xe9;lectionn&#xe9;, et un autre qui m&#xe9;ritait d&apos;&#xea;tre retravaill&#xe9;. Du coup, j&apos;ai travaill&#xe9; d&apos;arrache-pied pour rendre ces textes meilleurs, et ce soir, la nouvelle est tomb&#xe9;e...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L&apos;un des deux sera publi&#xe9; en f&#xe9;vrier 2010 dans l&apos;ouvrage collectif des&lt;em&gt;&lt;strong&gt; Editions Blanche&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;em&gt;&lt;strong&gt;&amp;quot;Folies de femmes&amp;quot; &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;! J&apos;ai l&apos;impression de vivre un r&#xea;ve &#xe9;veill&#xe9;e... Et bon sang, qu&apos;est-ce que c&apos;est bon !!! Je suis sur mon nuage depuis trois heures, et j&apos;ai pas du tout envie d&apos;atterrir. C&apos;est un premier pas dans le monde de l&apos;&#xe9;dition, et quel pas... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un troisi&#xe8;me &#xe9;diteur ne m&apos;a toujours pas r&#xe9;pondu, quand &#xe0; mes histoires longues. Je me dis que s&apos;il avait du refuser, il l&apos;aurait fait depuis longtemps. Aussi, tout n&apos;est pas perdu de ce c&#xf4;t&#xe9; l&#xe0;. Je croise les doigts (y compris des pieds), jamais je n&apos;y ai cru autant en fait. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour f&#xea;ter l&apos;&#xe9;v&#xe9;nement, c&apos;est champagne pour tout le monde !!!&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/58/78/88737/44061153.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; height=&quot;225&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;Sparkling_Champagne_Holidays&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/58/78/88737/44061153_p.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 17 Sep 2009 19:21:00 GMT</pubDate></item><item><title>Parrainage Priceminister</title><dc:creator>Laurisa</dc:creator><link>http://isafantasmagorie.canalblog.com/archives/2009/08/27/14865012.html</link><category>Widgget parrainage</category><category>achat</category><category>parrainage</category><category>priceminister</category><category>vente</category><comments>http://isafantasmagorie.canalblog.com/archives/2009/08/27/14865012.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://isafantasmagorie.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14865012/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://isafantasmagorie.canalblog.com/archives/2009/08/27/14865012.html</guid><description>&lt;div id=&quot;ws_embed_code&quot; style=&quot;line-height:normal; margin: 10px auto 0 auto; border: 0; padding: 0; width: 270px; font-size: 0;&quot;&gt;&lt;object height=&quot;135&quot; width=&quot;270&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://external.priceminister.com/fmc/pic/0/www/www/42420/referral_widget.swf&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;bgcolor&quot; value=&quot;ffffff&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;false&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;flashvars&quot; value=&quot;color1=0x673C00&amp;color2=0xff9900&amp;parentlogin=Isafc70&amp;language=fr&amp;platform=0/www/www/&amp;&quot; /&gt;&lt;embed type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; src=&quot;http://external.priceminister.com/fmc/pic/0/www/www/42420/referral_widget.swf&quot; name=&quot;wsmodule&quot; bgcolor=&quot;#ffffff&quot; quality=&quot;high&quot; wmode=&quot;transparent&quot; allowfullscreen=&quot;false&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot; flashvars=&quot;color1=0x673C00&amp;color2=0xff9900&amp;parentlogin=Isafc70&amp;language=fr&amp;platform=0/www/www/&amp;&quot; height=&quot;135&quot; width=&quot;270&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div id=&apos;ws_embed_footer&apos; style=&apos;width:270px; margin: 0; border-top:none; padding: 0 0 2px 0; background: #673C00;&apos;&gt;&lt;p style=&apos;margin: 0 2px; text-align: center; line-height: normal; font-family: Arial; font-weight: normal; font-style: normal; font-size: 10px; color: #ffffff; background: #673C00;&apos;&gt;Achat - Vente garanti sur &lt;a style=&quot;color: #ffffff&quot; target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.priceminister.com&quot; id=&quot;PriceWP&quot;&gt;PriceMinister&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;img width=&quot;1&quot; height=&quot;1&quot; style=&quot;border: 0; padding: 0; margin: 0;&quot; src=&quot;http://logc11.xiti.com/hit.xiti?s=366053&amp;s2=3&amp;p=Isafc70::WidgetParrainage&amp;di=&amp;&quot; /&gt;&lt;img width=&quot;1&quot; height=&quot;1&quot; style=&quot;border: 0; padding: 0; margin: 0;&quot; src=&quot;http://logc11.xiti.com/hit.xiti?s=366053&amp;s2=103&amp;p=&amp;di=&amp;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;</description><pubDate>Thu, 27 Aug 2009 12:49:40 GMT</pubDate></item></channel></rss>